Passation dees exetat

Cours de philosophie 

Cours de Français
dispensé par: Ass Charle UKAMILIFU MUBI
Annéé scolaire 2018-2019

Herodote

INSTITUT SUPERIEUR PEDAGOGIQUE DE NYIRAGONGO

DEPARTEMENT D’HISTOIRE-SCIENCES SOCIALES

 

 

 

 

 

 

 

 

HISTOIRE DU MONDE APRES 1945

G3 HSS

Conçu par l’Ass2 BAKE BUINGO

 

 

 

 

 

 

 

Année universitaire : 2018-2019

INTRODUCTION GENERALE

Avant de passer à l’inventaire et à la présentation du contenu de ce cours, il convient de souligner que seuls quelques faits et événements ont retenu notre attention. Cela s’explique pour deux raisons majeurs. La première est liée au facteur temps : 30 heures pour une histoire aussi riche et mouvementée qui part de l’après deuxième guerre mondiale jusqu’à nos jours et cela sur tous les continents. C’est tout à fait insignifiant ! La deuxième est liée au fait que toutes les fois qu’il faut choisir, la personnalité de celui qui choisit joue le premier rôle. Il est donc évident que d’autres enseignants auraient certainement choisi autre chose comme constituant les grands faits de cette dernière période de l’époque contemporaine.

            Nous ne manquerons pas aussi de montrer que ce cours n’est pas à confondre avec cours de grands problèmes du monde contemporains dispensés aussi en G3 HSS. Comme l’indique cet intitulé, ce sont les problèmes qui affectent le monde contemporain qui seraient traités notamment le sida, le racisme, le terrorisme, le désarmement, le problème israélo-palestinien, le problème de l’environnement, le problème démographique, le vieillissement de la population, le problème de la drogue,…

            Ainsi, dans le cadre de ce cours, les points suivants ont retenu notre attention :

Chap. I. : De la victoire des Alliés à la création de l’ONU

1.1. Un regard sur la deuxième guerre mondiale et ses conséquences

1.2. Les vainqueurs de la deuxième guerre mondiale

1.3. La gestion de la paix

1.4. L’organisation des Nations-Unies

Chap. II : La guerre froide et le partage du monde en deux blocs

1.      Les origines et les causes de la guerre froide

2.      La guerre froide en Europe

3.      La guerre froide en Asie

4.      L’affrontement en Amérique

5.      Les guerres périphériques

6.      La fin de la guerre froide

7.      Les conséquences de la guerre froide

 

Chap. III : L’Europe après 1945

1.      La formation de l’Union Européenne

2.      L’U.R.S.S. et le communisme

Chap. IV : L’Asie après 1945

1.      Les mouvements d’émancipation

2.      La Chine

Chap. V : Les U.S.A. après  1945

1.      Une démocratie en marche

2.      Une économie dominante

3.      Un modèle en crise

4.      La résurrection du modèle américain

Chap. VI : L’Afrique après 1945

1.      La décolonisation de l’Afrique

2.      L’Afrique des coups d’Etat (1960-1990)

3.      L’Afrique de 1970 à 2000

OBJECTIFS DU COURS

Tout étudiant qui aura suivi avec intérêt l’intégralité de ce cours, sera à mesure de (d’) :

ü   saisir l’évolution de sa société et celle des autres groupements humains de 1945 à nos jours ;

ü  Expliquer les péripéties qui ont été à la base de la création de l’ONU ;

ü  Expliquer les origines de la guerre froide et son impact dans tous les continents ;

ü  Expliquer ce qui s’est passé à travers le monde après 1945.

METHODES D’ENSEIGNEMENT

Pour pouvoir dispenser ce cours, nous avons trouvé mieux de mettre un syllabus à la disposition des étudiants. Il nous faudra un échange entre enseignant-étudiants, les explications étant complétées par des commentaires des étudiants sur les réalités vécues.

 

TECHNIQUES D’EVALUATION

Ce cours étant de 30 heures, nous aurons à interroger une fois après ses 15 heures et un travail pratique individuel à la fin du cours. Ce sera coté pour 50% des points et le reste affecté à l’examen semestriel.

BIBLIOGRAPHIE SOMMAIRE

G. et M. DUCHET-SUCHAUX, Les dates clés de l’histoire : Evénements, Civilisations, Techniques, Paris, Hachette, 1976.

KASHORI AMILA, A., Support du cours d’histoire du monde après 1945, L2 Histoire ISP Goma, 2010-2011. (Inédit).

LUPAMANYI, R. et LISONGO, J.P., Histoire 6ème année secondaire, Kinshasa, Médiaspaul, 2015.

MARSEILLE, J. et al, Histoire : Le monde de 1939 à nos jours, Paris, Ed. Nathan, 1998.

MOUGENOT, P., Atlas historique : De l’apparition de l’homme sur la Terre à l’ère atomique, Paris, Librairie stock, 1968.

SCHELLENS, J.-J. et MAYER, J., Encyclopédie universelle : Histoire, politique, droit, sociologie, Paris, Editions Gérard, 1962.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Chap. I DE LA VICTOIRE DES ALLIES A LA CREATION DE L’ONU

1.1.  REGARD SUR LA DEUXIEME GUERRE MONDIALE

1.1.1.      Les causes et les origines de la deuxième guerre mondiale

- Les séquelles de la première guerre mondiale : Il s’agit des injustices créées par le traité de Versailles. En effet, par ce traité, l’Allemagne avait été accusées responsable n° 1 de la guerre. Elle fut ainsi sévèrement sanctionnée. L’Italie, elle aussi, qui avait soutenu la Triple entente  n’avait pas été récompensée comme promis.

- La crise économique de 1929 a engendré le nationalisme économique, d’où une économie autarcique. Pour y arriver il eut fallu fonder des gouvernements dictatoriaux.

- L’impérialisme de l’Allemagne, de l’Italie et du Japon inquiète les Alliés. Ce qui va aboutir à la guerre.

            Deux camps s’étaient affrontés :

a)      Les pays de l’Axe : L’Allemagne, l’Italie et le Japon

b)      Les pays des démocraties libérales ou les Alliés : La France, l’Angleterre, les Etats-Unis d’Amérique puis l’URSS qui va s’allier aux Alliés bien que n’étant pas de la démocratie libérale. C’est la « Grande Alliance ».

NB. Des pays suivants étaient restés neutres jusqu’à la fin de la guerre :

·        En Afrique : les colonies ibériques.

·        En Europe : la Suède, le Portugal, l’Espagne, la Suisse.

·        En Asie : la Mongolie, la Turquie.

·        En Amérique : l’Argentine.

1.1.2.      LES GRANDES ETAPES DE LA GUERRE

a)      De 1939 à 1942 : Les succès des puissances de l’Axe

C’est « la guerre-éclair » : Les forces terrestres blindées sont appuyées par des bombardements aériens.

- En avril 1940 : Le Danemark et la Norvège sont envahis par l’Allemagne.

- La Belgique, la France et les Pays-Bas en mai 1940 sont envahis. La Belgique et le Pays-Bas capitulent puis la France en juin 1940. Le Général Charles De Gaulle se réfugie à Londres.

- En Août 1940, l’Angleterre subit des bombardements de la Luftwaffe allemande jusqu’en octobre 1940. Les Allemands sont défaits grâce aux batteries anti-aériennes.

- Au printemps 1941, la Yougoslavie, la Grèce et la Crète sont envahies par Hitler  qui vole au secours aux forces italiennes.

- En Juin 1941, Hitler rompt le Pacte germano-soviétique de non agression. Il veut soumettre les Slaves considérés comme des « sous-hommes » et d’agrandir son espace vital. Il subit un échec mais il parvient à annexer la Roumanie, la Bulgarie et la Hongrie.

- Déjà en septembre 1940, la guerre pénètre en Egypte donc en Afrique du nord. En Septembre 1941, le Japon occupe l’Indochine, une bonne partie de l’Asie du Sud-est. La guerre qui était européenne est devenue mondiale. Le 7 septembre 1941, le Japon bombarde la flotte américaine aux îles Hawaï à Pearl Harbor (le port des perles). Ce qui provoque l’entrée des Etats-Unis d’Amérique dans la guerre et son extension dans l’océan pacifique.

b)  Le tournant de la guerre : 1942-1943

Quatre victoires font incliner les puissances de l’Axe :

A Midway (3 juin 1942) : l’avancée du Japon est stoppée par les Etats-Unis d’Amérique dans le Pacifique.

- A El Alamein (3 novembre 1942) : les Britanniques l’emportent en Egypte.

- Le débarquement anglo-américain en Afrique du nord, en Sicile, en Italie (novembre 1942).

- Stalingrad (2 février 1943) : 94 500 Allemands sont faits prisonniers par les Soviétiques.

c)         La débâcle de l’Axe et les victoires des Alliés : de 1943 à 1945

·        En Europe

- Le 6 Juin 1943 : le débarquement de la Normandie amorce la reconquête de l’Europe Occidentale. Bruxelles est libérée en septembre 1944.

- En Italie, le roi Victor Emmanuel signe l’armistice en septembre 1943. Mussolini sera exécuté le 28 avril 1945 par les antifascistes.

- En avril 1945, les troupes soviétiques et américaines entrent à Berlin où Hitler se suicide le 30 avril 1945. La capitulation allemande est signée par Keitel Wilhelm le 8 mai1945.

·        En dehors de l’Europe

- En Afrique du nord : Le Général De Gaulle entre en Tunisie en 1943 après les victoires anglo-américaines. Cela marque la fin de la campagne d’Afrique.

- Dans le Pacifique : Les Japonais défendent les territoires conquis jusqu’au suicide par les Kamikazes. Pour imposer la reddition (la capitulation), sur l’ordre du Président Harry Truman, les premières bombes atomiques sont lancées sur Hiroshima (06 août 1945) et Nagasaki (le 09 août 1945). C’était à l’époque de l’empereur japonais Hiro-Hito.

 

 

 

d)                  L’Afrique noire dans la guerre

L’Afrique noire est entrée dans la guerre en 1940, d’où le nom de « la guerre 40-45 » alors que la guerre commençait déjà en Europe septembre 1939.

L’Afrique occidentale avait fourni des combattants en Afrique du Nord, en Italie  et en France. Après 1942, l’ »effort de guerre » s’est poursuivi avec l’espoir que la victoire des Alliés apporterait la liberté promise (l’indépendance des pays africains).

L’Afrique centrale (la RD Congo) a apporté son aide militaire et économique aux Alliés. La force publique est intervenue à la conquête de l’Abyssinie. Commandée par le Général Gilliaert, elle a battu les Italiens à Assossa (11/03/1941), à Gambela (23/03/1041), à Saïo (06/07/1941). Le Général italien Gazera dut capituler avec ses 15.000 hommes. Elle a ensuite été envoyée au Nigéria, au Togo, au Moyen-Orient. La RDC a eu aussi à contribuer à l’effort de guerre. A titre d’exemple, l’uranium de la RDC provenant des mines de Shikolombwe a aidé à la fabrication des deux bombes atomiques lancées au Japon.

Les anciens territoires sous-mandat sont devenus des territoires sous-tutelles de l’ONU tout en restant avec les mêmes puissances sauf l’Erythrée confiée à l’Ethiopie et la Somalie à l’ONU. La Libye devient indépendante en 1951.

e)                  Quelques conséquences de la guerre

ü  Un désastre sans précédent :

Une hécatombe démographique : C’est la guerre la plus meurtrière de tous les temps. 50 millions de morts dont 35 millions en Europe avec une forte proportion des civils dont 5,5 millions de Juifs.

Le bilan des destructions matérielles est très accablant.

La prise de conscience de ce que put être la barbarie a de quoi terrifier

ü  La Création de l’Organisation des Nations Unies

ü  La naissance d’un monde bipolaire

1.2. LES VAINQUEURS DE LA DEUXIEME GUERRE MONDIALE

1.1.2. Les Etats-Unis :

Ils sortent du conflit dans une position extrêmement favorable. La guerre a amené un accroissement considérable de leur potentiel économique et leur prestige, leur force militaire à un niveau inégal. D’autre part, les Américains sont fermement persuadés que  l’établissement dans le monde des régimes démocratiques de type libéral est la condition d’une paix durable.

1.1.2. L’U.R.S.S. :

Elle dispose également des forces armées très puissantes, mais elle ne possède pas encore la bombe atomique à la fin de la guerre. De très larges fractions de son territoire ont été dévastées par la guerre. Les pertes en hommes ont été considérables, sa puissance économique très affaiblie.

Les soviétique ne considère pas qu’une restauration des régimes libéraux puisse constituer une solution aux problèmes de l’Europe ni permettre le rétablissement d’une paix durable. La lutte qui oppose la patrie du socialisme (U.R.S.S.) aux puissances capitalistes n’est pas achevée par la défaite d’Hitler. Et puis l’avancée de l’Armée rouge implique soit l’accroissement territorial soit l’établissement dans les pays occupés des régimes politiques qui assurent le maintien au pouvoir des forces favorables au communisme.

1.3. LA GESTION DE LA PAIX

1.3.1. La conférence de Postdam (Allemagne)

La divergence fondamentale idéologique provoque des heurts entre les Alliés avant même la fin de la guerre. La conférence de Postdam (du 7 juillet au 2 août 1945) crée un « Conseil des ministres des affaires étrangères » chargé de :

·        préparer le traité de paix avec les Alliés de l’Allemagne

·        fixer le principe d’une occupation prolongée du territoire allemand

Mais fort malheureusement, ils ne parviennent pas  à fixer la frontière occidentale de la Pologne ni le statut de la Bulgarie et la Roumanie occupées par l’Armée Rouge, ni de la Grèce occupée par les forces britanniques.

1.3.2. Le problème allemand

L’Allemagne a subi l’invasion à la fois de l’Est et de l’Ouest et son sort fait l’objet de discussion et de négociation qui ne peuvent jamais aboutir à l’élaboration d’un traité. La seule question sur laquelle les vainqueurs réussissent à se mettre d’accord est la constitution du tribunal international du Nuremberg. On a les trois cas suivants :

a.      Les crimes contre la paix

C'est-à-dire la direction, la préparation,  le déclenchement ou la poursuite d’une guerre d’agression ou d’une violation du traité, assurance ou accords internationaux ou la participation à un plan concerté ou à un complot pour l’accomplissement de l’un des actes qui précèdent.

b.      Les crimes de guerre

C'est-à-dire la violation des lois ou règles de guerre. Ces violations comprennent, sans y être limité, l’assassinat ou les mauvais traitements des prisonniers de guerre ou des personnes en mer, l’exécution des otages, le pillage des biens publics ou privés, la destruction sans motif des villes et des villages ou toute dévastation qui ne justifie pas les exigences militaires.

c.       Les crimes contre l’humanité

C'est-à-dire l’assassinat, l’extermination, la réduction à l’esclavage, la séquestration, la déportation et tout autre acte inhumain commis contre les populations civiles avant, pendant ou après la guerre, ou bien les persécutions pour des motifs politiques, raciaux ou religieux lorsque ces actes ou ces persécutions ont été commis à la suite de tout crime rentrant dans la compétence du tribunal.

Les dirigeants, les organisateurs, provocateurs ou complices qui ont pris part à l’élaboration ou à l’exécution d’un plan concerté ou d’un complot pour commettre l’un des crimes ci-dessus définis sont responsables de tous les actes accomplis par toute personnes, en exécution de ce plan.

            Au terme du procès (1er octobre 1946) à Nuremberg, 12 chefs nationaux socialistes (NAZI) sont condamnés à mort, 11 à la pendaison et quatre organisations du régime (le parti, le S.D., les S.S. et la Gestapo) sont déclarés criminelles.

La délimitation de 4 zones d’occupations attribuées à l’U.R.S.S., aux USA, à la Grande Bretagne et à la France nécessite des pourparlers.

La question de réparation soulève des difficultés nombreuses entre Alliés jusqu’à la conférence de Moscou en mars et en avril 1947. Celle du régime politique de l’Allemagne ne peut être résolue et l’union des zones anglaises et américaines sous une administration commune  effective depuis le 1er janvier 1947 provoque des protestations de la part de l’URSS.

1.3.3. Le règlement de la situation en Extrême-Orient

Au Japon, la capitulation intervient le 2 septembre 1945 quand l’URSS se préparait à participer au combat. C’est donc l’armée américaine qui occupe le territoire japonais. La Chine récupère ses territoires jadis occupés par le Japon. Elle récupère également le Formose (Taïwan). Mais c’est le problème chinois qui envenime rapidement les relations entre les Alliés. En effet l’occupation de la Mandchourie par les troupes soviétiques permet aux communistes chinois de s’y implanter solidement dès le début de 1946. Ceci ne fait pas plaisir aux Américains. Ceci explique pourquoi le gouvernement nationaliste de Tchang Kai Check reçoit l’appui des Américains contre la menace communiste en Chine. Mais c’est un gouvernement corrompu. Les Américains les abandonnent et les communistes prennent le pouvoir sous la direction de Mao Zédong (Mao Tsé Toung).

La Corée, colonisée par le Japon depuis 1910, elle devient indépendante en 1943. Après avoir désarmé le Japon en 1945, l’URSS occupe la partie nord et l’Angleterre la partie sud.

1.5. L’ORGANISATION DES NATIONS UNIES

1.4.1. La création de l’ONU

a) La Charte de l’Atlantique (1941)

C’est le point de départ. Cette charte fut signée à bord d’un bateau sur l’océan Atlantique

ü  Premier signataires :

-         Winston Churchill, premier ministre britannique

-         Franklin Delannoy Roosevelt : Président des USA

ü  But fixé : créer un monde de justice, de paix et de sécurité.

ü  Seconds signataires (1er janvier 1942) : 25 nations. Elles s’unissent ensemble contre les puissances de l’Axe.

b) La Conférence de Moscou (Octobre 1943)

Etats signataires : USA, URSS, Grande Bretagne, Chine. Ce sont ces quatre puissances qui ont mis sur pied une ébauche de l’ONU.

c) La Conférence de Dumbarton-Okas (octobre 1944)

C’est dans cette ville américaine que le projet ONU est affiné. Bien qu’absente, le gouvernement français en exil obtient qu’on lui réserve un siège au Conseil de sécurité.

d) La Conférence de San Francisco (Avril-Juin 1945)

Au cours de cette conférence, la Charte des Nations-Unies est votée et ratifiée le 25 juin 1945 par 51 nations. Cette charte constitue l’ « Acte de naissance de l’ONU ». Cependant, l’on retient comme réelle date d’entrée en exercice de l’ONU celle du 24 octobre 1945, date à la quelle les 51 pays affirment leur désir de maintenir la paix au moyen de la coopération internationale et de la sécurité collective.

En 2012, 193 pays en font partie et seuls le Vatican, le Crimée,  l’Autorité palestinienne, le Taïwan et la Principauté de Hutt Rover n’en sont pas membres. Pour le Taïwan, la demande est perpétuellement bloquée par la Chine et le Vatican parce qu’il est apolitique.

1.4.2. Objectifs de l’ONU et obstacles à surmonter

Objectifs :

Selon la Charte,  l’ONU a quatre objectifs :

1.      Maintenir la paix et la sécurité internationale

2.      Développer entre les nations des relations amicales

3.      Contribuer à résoudre les problèmes internationaux et à encourager le respect des droits de l’homme

4.      Etre un centre ou s’harmonisent les efforts des Nations.

Obstacles à surmonter :

1.      Les nationalismes dans certains pays ;

2.      L’impérialisme des grandes puissances ;

3.      Le néocolonialisme ;

4.      La défiance mutuelle dans le cadre de la guerre froide.

 

1.4.3. Organes de l’ONU

a) Le  Secrétaire Général

Il est élu pour 5 ans par l’Assemblée Générale. C’est lui qui coordonne les travaux et dirige plus de 5000 fonctionnaires internationaux. Il assure donc les tâches administratives des Nations-Unies. Neuf secrétaires généraux se sont succédé :

1.      Trygve Lie (Norvège) : 1946-1952 ;

2.      Dag Hammarskjöld (Suède) : 1953-1961) ;

3.      U Thant (Birmanie) : 1961-1972 ;

4.      Kurt Waldheim (Autriche) : 1972-1981 ;

5.      Javier Perez de Cuellar (Pérou) : 1982-1991 ;

6.      Boutros-Boutros Ghali (Egypte) : 1992-1996 ;

7.      Koffi Annan (Ghana) : 1997-2006 ;

8.      Ban Ki Moon (Corée du Sud) : 2007-2016 ;

9.      Antonio Giterez (Mexique) : Depuis 2017.

Remarque :

·        Dag Hammarskjöld est mort dans un attentat d’avion  qui s’est écrasé à Ndola en Zambie alors qu’il se rendait au Katanga dans une mission de l’ONU

·        Boutros-Boutros Ghali n’a pas pu obtenir un second mandat, car bloqué par les USA pour n’avoir pas su empêcher le génocide au Rwanda.

·        Koffi Annan est le premier secrétaire général noir à ce poste prestigieux et le second africain après Boutros-Boutros Ghali.

b) L’Assemblée Générale

C’est le principal organe de délibération. Elle se réunit une fois l’an, en septembre en session ordinaire à New-York (le siège de l’ONU). On se réunit pour étudier les problèmes du monde les plus urgents.

c) Le Conseil de sécurité

Il compte au total 15 membres dont 5 permanents : USA, Russie, France, Grande Bretagne, Chine. Les 10 autres membres non permanents sont élus pour 2 ans par l’Assemblée Générale. Les 5 membres permanents ont le droit de Véto. Il a pour rôle de maintenir la paix et la sécurité internationale. Le Conseil de sécurité peut envoyer une opération de maintien de la paix pour maintenir une trêve et séparer les belligérants. Ce fut le cas au Burundi, Chypre, RDC, Côte d’Ivoire, Ethiopie-Erythrée, Géorgie-Golan, Haïti, Inde, Pakistan, Kosovo, Liban, Libéria, Moyen-Orient, Soudan, Sahara Occidental.

d) La Cour Internationale de Justice

C’est le principal organe de justice de l’ONU. Il siège 15 juges élus par l’Assemblée générale sur proposition du Conseil de Sécurité et cela pour un mandat de 9 ans. Son tribunal T.I.P. (Tribunal Pénal International) règle les différends entre les pays. Il siège à  la Haye.

e) Le Conseil Economique et Social

Son siège se trouve à Genève. Il comprend 54 membres élus pour 3 ans. Son rôle est de :

·        Coordonner l’action économique et sociale des Nations Unies et de leurs organismes

·        S’entretenir avec les organisations non gouvernementales afin de maintenir un lien vital avec les Nations Unies et la société civile.

f) Le Conseil de Tutelle

Il a été créé pour assurer la surveillance internationale de 11 territoires sous-tutelles administrés par 7 membres et pour prendre des mesures nécessaires afin de préparer ces territoires à l’autonomie ou à l’indépendance. En 1994, tous ces territoires ont atteint soit l’autonomie soit l’indépendance, donc mission accomplie.

 

CHAPITRE II. LA GUERRE FROIDE ET LE PARTAGE DU MONDE EN DEUX BLOCS

2.1. DEFINITION ET CAUSES DE LA GUERRE FROIDE

1.      Définition

·        La guerre froide est une tension internationale opposant les USA et l’URSS ainsi que leurs Alliés respectifs entre 1945 et 1991 ;

·        C’est une période sans guerre, sans paix

·        C’est un conflit entre deux systèmes politiques et économiques : le capitalisme et le communisme après la       deuxième guerre mondiale;

·        C’est l’équilibre de terreur dans lequel chacun de deux camps est menacé par l’autre ;

·        C’est une guerre sans combat entre les USA et l’URSS ;

·        C’est un conflit entre le bloc occidental et le bloc oriental.

 

2.2.Causes

·        Idéologiques :

L’URSS prône le communisme, le socialisme, le marxisme-léninisme. En effet, le communisme est une idéologie qui prône la communauté des biens et récuse la propriété privée. Le socialisme est une doctrine politique qui condamne les inégalités sociales et la propriété privée des moyens de production. Quant au marxisme-léninisme, le prolétariat se libère de son exploitation et émancipe l’humanité entière, grâce à l’appropriation collective des moyens de production. C’est la dictature du prolétariat.

Les USA prônent le libéralisme qui garantit les libertés individuelles et la libre entreprise.

·        Politiques :

L’URSS soutient le monopartisme, les démocraties populaires, le suffrage censitaire.

Les USA soutiennent le multipartisme, les démocraties libérales et le suffrage universel.

·        Economique :

En URSS, on pratique le collectivisme : les moyens de production appartiennent à la collectivité. Ainsi, les kolkhozes sont des coopératives des paysans où chacun garde sa maison et un jardin. Et les sovkhozes sont des propriétés d’Etat dans lesquelles travaillent les paysans.

Aux USA c’est le capitalisme et la libre entreprise. Les capitaux n’appartiennent pas à ceux qui les mettent en œuvre par leur propre travail.

·        Militaire et psychologiques :

La peur entre les USA et l’URSS est réciproque à cause de leurs armes nucléaires pouvant provoquer l’apocalypse en cas d’une guerre directe. Chaque super puissance possède un arsenal nucléaire démesuré : Bombe A, bombe H…

·        Des réseaux qui s’espionnent :

La C.I.A. (Central Intelligence Agency) pour les USA

KGB (comité pour la sécurité de l’Etat) pour l’URSS.

NB. Comme cause immédiate de la guerre froide : On peut retenir l’expansion du communisme en Europe.

 

2.3. LA GUERRE FROIDE EN EUROPE

Elle débute avec une rupture entre les USA et l’URSS. La méfiance a commencé en 1945.

a)      Staline (URSS) veut imposer le contrôle soviétique sur toute l’Europe centrale (le Péril rouge). Staline rejette en septembre 1947 le Plan Marshall proposé par les USA en juillet 1947. C’était un programme de relance de l’économie des pays européens sortis de la guerre.

b)      La rupture devient effective en 1947. Le président américain TRUMAN fixe l’objectif américain : contenir l’expansion communiste dans le monde. C’est la doctrine du «containment » en mars 1947. En septembre 1947, l’URSS rassemble les forces communistes contre le camp impérialiste. L’Europe est divisée en deux camps par « un rideau de fer ». Il s’agit d’une ligne qui isole en Europe les pays communistes des pays capitalistes.

c)      La création de deux blocs hostiles : les « deux grands » organisent chacun son camp en multipliant les systèmes d’alliance.

USA :

Le continent américain est sous leur protection par le traité de Rio de 1947, le Canada étant exclu.

L’OTAN (Alliance du Traité de l’Atlantique Nord) créé en 1949 regroupe les pays de l’Europe occidentale et le Canada derrière les USA. Il s’agit de la Belgique, de la France, du Danemark, de la Grande Bretagne, de l’Island, de l’Italie, le Luxembourg, le Pays-Bas, la Norvège, le Portugal, la Grèce, la Turquie, la RFA (en 1955) puis le Canada

L’alliance avec le Japon en 1951.

L’Organisation du Traité de l’Asie du Sud-est (OTASE) créé en 1954 regroupe l’Australie, la Nouvelle Zélande, la Thaïlande, les Philippines, le Sud du Vietnam, le Pakistan ainsi que la France et le Royaume-Uni.

Le Pacte de Bagdad regroupant les pays du Moyen-Orient autour des USA

L’URSS :

Transformer les pays de l’Europe centrale en « satellites » (pays placés directement sous l’influence d’un autre pays).

Création du Kominform en Octobre 1947 (Bureau d’information des partis communistes) chargé  de coordonner la lutte révolutionnaire contre l’impérialisme

Intégrer ses satellites dans une union commerciale, le CAEM (Conseil d’Aide Economique Mutuelle) créé en 1949. Il intègre l’économie des pays socialistes de l’Europe de l’Est sous la direction de  Moscou. Ce conseil regroupe l’URSS, la Bulgarie,  la Hongrie, le Roumanie, la Tchécoslovaquie, la Mongolie, la RDA, le Vietnam, l’Albanie (jusqu’en 1961), le Cuba

L’Alliance avec la Chine en 1950.

Création du Pacte de Varsovie en 1955 (Alliance soviétique) qui est une réponse à l’OTAN. Les signataires sont : URSS, Albanie, Bulgarie, Hongrie, Pologne, Roumanie, Tchécoslovaquie, RDA (1956). Ceci intègre les démocraties populaires dans le système militaire soviétique.

Les points chauds où se sont affrontés les deux grands :

a)      Le blocus de Berlin (juin 1948) : C’est la première crise grave de la guerre froide. L’accès aux voies ferrées et routières reliant les trois zones d’occupation occidentale (américaine, française et anglaise) de Berlin de l’ouest est bloqué par l’URSS.

But : - Asphyxier la ville de Berlin Ouest

  -Contraindre les Occidentaux à abandonner Berlin ouest à  l’URSS

Réaction occidentale : Le président américain Truman riposte par un pont aérien pour ravitailler  Berlin ouest pendant les onze mois que dura le blocus.

Conséquences : 

ü  La division de l’Allemagne en deux Etats :

-         La République Fédérale d’Allemagne (RFA) à l’ouest le 8 mai 1949.

-         La République Démocratique Allemande (RDA) à l’Est le 7 octobre 1949.

ü  La construction du mur de Berlin en 1961 par l’URSS. Ce mur séparait Berlin ouest et Berlin est. But : Arrêter l’exode les milliers d’Allemands de l’est vers l’ouest.

2.4. LA GUERRE FROIDE EN ASIE A PARTIR DE 1949

- Affrontement entre communiste chinois dirigés par MAO ZEDONG (Mao Tsé Toung) et les nationalistes chinois dirigés par TCHANG KAI TCHEK (Jiang Jieshi). La Chine continentale devint communiste sous Mao Tsé Toung et Taïwan, nationaliste sous Tchang Kai Tchek soutenu par les USA.

- La Corée du nord communiste attaque la Corée du sud capitaliste pro-américaine en 1950. Las Etats-Unis prennent la tête d’une coalition occidentale contre l’agresseur soutenu par l’URSS et la Chine.

Conséquence : Les trois années de guerre (1950-1953) aboutissent à deux millions de morts dont 1.600.000 civils et 50.000 soldats américains et à la division de la Corée en deux camps hostiles. Faisons remarquer que la division de la Corée date de 1948. La guerre avait débuté en juin 1950 et l’armistice avait été signé le 27 juillet 1953.

-         La guerre de Vietnam est aussi un exemple criant de la guerre froide. Après son indépendance le 02 septembre 1945, les accords de Genève du 7 mai 1954 acceptent l’indépendance et divisent provisoirement le pays en République Démocratique du Vietnam au nord procommuniste et le Vietnam du Sud proaméricain. En 1955, Cette guerre d’indépendance sera suivie d’une guerre idéologique jusqu’en 1976. Elle a été la plus meurtrière où les USA ont cherché sans succès à empêcher la victoire des communistes. Mobilisation de 500.000 militaires américains

-         Le ‘coup de Kaboul’ en décembre 1979 : L’entrée de l’Armée Rouge en Afghanistan menace le Golfe persique, région pétrolière. Réaction américaine : embargo sur la vente des céréales en URSS, boycott des jeux olympiques à Moscou, les Etats-Unis arment la résistance afghane.

2.5. L’AFFRONTEMENT EN AMERIQUE

La crise la plus grave a lieu à Cuba (1959-1962). Fulgencio Batista, soutenu par les Etats-Unis sera chassé par une  révolution qui porta au pouvoir le groupe de guérilleros autour des figures Fidel Castro et Che-Guevara. Cuba s’allia ainsi à l’URSS.  En 1962, les avions espions américains repèrent des rampes de lancement des missiles construites par les Soviétiques à Cuba où le communiste Fidel Castro a pris le pouvoir après avoir chassé du pouvoir, le Président Batista, proaméricain (1959).

Réaction des USA : Le Président américain Kennedy ordonne le blocus de Cuba (mettre le sucre cubains sous embargo) et l’interception des navires soviétiques acheminant des missiles vers Cuba.

Après quelques jours d’une extrême tension, le Président soviétique, Nikita Khrouchtchev rappelle ses bateaux pour éviter un affrontement direct.

La crise de Cuba (1959-1962) a failli provoquer une guerre nucléaire, a persuadé les deux grands de la nécessité d’une politique de détente et imposer la coexistence pacifique pour éviter une destruction mutuelle.

En 1963, une ligne téléphonique directe reliant Washington et Moscou est établie. C’est ‘le téléphone rouge’ qui doit permettre de négocier directement en cas de crise.

En Amérique latine : Che-Guevara Ernesto en Argentine. Il Subit un échec suite au soutien actif des Etats-Unis au régime en place.

L’URSS et le Cuba soutiennent les Sandinistes au Nicaragua arment les guérilleros au Salvador et au Guatemala.

2.6.   LA GUERRE FROIDE EN AFRIQUE

Comme on le sait, la guerre froide est marquée par les tensions internationales entre l’URSS et les USA et leurs Alliés respectifs. Cette guerre froide ayant débuté en Europe par l’expansion du communisme en Europe (Coup de Prague, Blocus de Berlin). Elle fut endiguée par le Président américain Truman. C’est ainsi que le communisme prit son offensive en Asie (Guerre de Corée, victoire communiste en Chine, guerre de Vietnam) mais partout les USA s’efforcent à la bloquer. Cette lutte idéologique entre les deux supers puissances n’épargna pas l’Afrique.

Voici comment les deux blocs se sont constitués entre 1965 et 1990 :

-         Les Etats socialistes : l’Algérie, la Libye, le Soudan, la Guinée Conakry, la Haute Volta (Burkina Faso), le Ghana, le Dahomey (Bénin), le Congo-Brazza, l’Angola, la Zambie, la Tanzanie, la Rhodésie (Zimbabwe), le Mozambique et le Madagascar.

       Faisons remarquer que le Cuba est intervenu dans les crises en Afrique : En Angola, de          1975 à 1989 et en Ethiopie de 1978 à 1990.

 

-         Les Etats pro-occidentaux : le Congo-Kinshasa, le Maroc, la Tunisie, le Sénégal, la Côte d’Ivoire, le Togo, le Gabon, le Rwanda, le Kenya, le Malawi, les îles Comores, le Sud-ouest Africain (Namibie), le RSA.

-         La conversion d’alliance en faveur du bloc soviétique : l’Ethiopie.

-         La conversion d’alliance en faveur du bloc occidental : l’Egypte, la Somalie.

-         Les Etats ayant accordé des bases militaires aux troupes soviétiques : l’Angola, l’Ethiopie, la Tanzanie le Mozambique.

 

2.7. LA FIN DE LA GUERRE FROIDE

Les causes :

1.      La disparition de l’URSS :

L’Union soviétique et ses Alliés subissent une paralysie progressive due aux facteurs suivants : les difficultés économiques, les problèmes alimentaires, le poids énorme des dépenses militaires, l’aide extérieure à hauteur de 20% du PNB soviétique.

L’arrivée au pouvoir de GORBATCHEV en1985 lance la perestroïka et la  glasnost ensemble des réformes  surtout économique qui consistent en ceci :

la réduction des dépenses militaires pour relancer l’économie et sauver le pays ;

La réduction des armes nucléaires en accord avec les USA (R. Reagan) ;

Le retrait des troupes soviétiques en Afghanistan (1979-1985).

Résultat des réformes : Echec total

L’éclatement de l’URSS a été précipité par les événements  suivants :

·        Les soulèvements populaires de 1989 en Europe de l’Est qui chassent les communistes du pouvoir.

·        L’ouverture du mur de Berlin en novembre 1989. Bush et Gorbatchev proclame officiellement à Malte (archipel au sud de la Sicile) la fin de la guerre froide.

·        L’indépendance des pays ex-soviétiques et la création de la communauté des Etats Indépendants ;

·        L’émancipation de l’Europe centrale en 1989.

N.B. Ce qui marque la fin de l’Europe bipolaire c’est :

-         La réunification de l’Allemagne en 1990 ;

-         La dissolution du Pacte de Varsovie en 1991 ;

-         L’éclatement de l’URSS en 1991.

2.      Le triomphe des Etats-Unis

Les Etats-Unis d’Amérique restent la seule super puissance. La guerre du Golfe en 1991 confirme la domination américaine. A la tête d’une coalition des 29 nations, les USA libèrent le Koweït envahi par les troupes irakiennes. De ces opérations, on constate l’effacement de l’URSS.

La naissance du ‘nouvel ordre mondial’ est célébrée par le Président BUSH en mars 1991, au lendemain de leur victoire au Golf persique. Ce nouvel ordre est fondé sur le respect du droit, la démocratie, l’économie du marché.

La fin de la guerre froide marque aussi le réveil de l’ONU qui, sans la puissance américaine, ne saurait totalement multiplier les opérations de maintien de la paix.

3.      La création de la Grande Europe

La réunification de l’Allemagne annonce la fin de la division européenne (octobre 1990), aujourd’hui unifiée dans l’Union Européenne (Europe de 27).

2.8.  LES CONSEQUENCES DE LA GUERRE FROIDE

Sans pour autant faire des commentaires et sans, il y a lieu de citer :

ü  La naissance de deux Europe : L’une sous l’influence soviétique (l’Europe orientale et centrale) et l’autre sous l’influence capitaliste (l’Europe occidentale) ;

ü  La division de l’Allemagne en Europe : La République Fédérale d’Allemagne (capitaliste) et la République Démocratique Allemande (communiste) ;

ü  La division de la Corée en Corée du Nord (communiste) et Corée du Sud (capitaliste) ;

ü  La division du Vietnam en Vietnam du Nord (communiste) et Vietnam du Sud (capitaliste) ;

ü  Des rébellions dans les pays du tiers-monde.

CHAP III. L’EUROPE APRES 1945

3.1. LA FORMATION DE L’UNION EUROPEENNE

 

3.1.1.      Définition

L’Union Européenne (U.E.) est une association politique de 27 pays membres réunis pour leur intérêt commun.

3.1.2.      Les pays membres

Allemagne

Espagne

Irlande

Pays-Bas

Autriche

Estonie

Italie

Pologne

Belgique

Finlande

Lettonie

Portugal

Bulgarie

France

Lituanie

Royaume-Uni

Chypre

Grèce

Luxembourg

Roumanie

Danemark

Hongrie

Malte

Slovaquie

Slovénie

Suède

République Tchèque

 

 

3.1.3.      Formation de l’Union Européenne

Les deux pays qui ont joué le plus grand rôle dans la construction de l’Union Européenne sont la France et l’Allemagne.

·        En 1951 : Création de la Communauté Européenne du Charbon et de l’Acier, grâce au Français Jean MONNET, Robert SCHUMAN et l’Allemand Konrad ADENAUER.

But : Assurer la paix par la coopération commerciale.

Pays membres : Belgique, France, République Fédérale d’Allemagne, Italie, Luxembourg et Pays-Bas.

·        En 1957 : Par le traité de Rome, ces mêmes pays ont formé la Communauté Economique Européenne (CEE) ou marché commun (Europe de six = Etats fondateurs).

Ø  Les droits de douane sont abolis entre ces pays

Ø  Introduction de la libre circulation des personnes, des marchandises et des capitaux.

Conséquences :

ü  Taux de croissance élevé

ü  Augmentation du niveau de vie

ü  D’autres pays européens demandent à en faire partie.

·        En 1973 : Admission à la CEE de la Grande Bretagne, du Danemark et de l’Irlande ? Ca devient l’Europe de neuf.

·        En 1981 : Admission de la Grèce (Europe de dix).

·        En 1986 : Admission de l’Espagne et du Portugal (Europe de douze).

·        En 1993 : Le traité de Maastricht (Hollande) crée l’U.E. C’est une véritable unité politique qui couvre les affaires étrangères, les questions de sécurité et de justice. Ce traité donne aux citoyens le droit de se présenter aux élections du Parlement européen. Elle prévoit une monnaie unique, une citoyenneté européenne et la CEE laisse la place à l’Union européenne.

·        En 1995 : Adhésion de l’Autriche, la Suède, la Finlande (Europe de quinze).

·        Le 25 mars 1995 : Application des accords de Schengen (Hollande) : même citoyenneté, droit d’éligibilité, la collaboration dans la lutte contre la criminalité, la drogue, la fraude internationale.

·        Le 1er  Janvier 1999 : Adoption officielle de l’Euro par les pays qui forment la zone euro comme monnaie commune.

·        Le 1er janvier 2002 : Mise en circulation des pièces et billet en euro.

·        Le 30 juin 2002 : disparition des monnaies nationales, échanges suivant les critères de Maastricht. 1 Euro = 6,56FF.

·        En 2004 : Adhésion de la Chypre, la République Tchèque, l’Estonie, la Hongrie, la Lettonie, la Lituanie, le Malte, la Pologne, la Slovaquie et la Slovénie. Il s’agit de dix pays de l’Europe de l’Est. D’où l’Europe de vingt-cinq.

·         Le 1er  janvier 2007 : Adhésion de la Roumanie et de la Bulgarie. C’est l’Europe de vingt-sept.

3.1.4.      Les Organes de l’Union Européenne

a)      Le Parlement européen :

Son siège est à Strasbourg (France). Ses 626 députés sont élus au suffrage universel pour un mandat de 5 ans. Les élections sont organisées dans chaque pays. Rôle :

-         Contrôler la Commission Européenne  et le Conseil des ministres ;

-         Voter et approuver le budget ;

-         Exercer les grands accords internationaux

b)      Le Conseil Européen :

Son siège est à Bruxelles (Belgique) sous la présidence du Chef d’Etat ou du Gouvernement qui assure la présidence de l’Union. Il est composé des Chefs d’Etat et des Gouvernements des pays membres. Il a pour mission de donner les impulsions nécessaires au développement de l’Union et de définir ses orientations générales. C’est le principal organe de décision.

c)      La Commission Européenne :

Son siège est à Bruxelles. Ses membres sont les commissaires européens élus pour un mandat de 5 ans renouvelables.

Son rôle est de :

-         Gérer le budget et garder les traités conclus ;

-         Exécuter les décisions prises ;

-         Elaborer les projets.

d)      La Cour de Justice :

Son siège est à Luxembourg. Il est composé de 15 membres nommés par le Conseil Européen des ministres pour un mandat de 6 ans.

Rôle de la Cour de Justice de la Cour des Comptes :

-         Régler les conflits à l’intérieur de l’UE ;

-         Casser les décisions incompatibles aux traités ;

-         Vérifier la légalité des recettes et dépenses de l’UE.

e)      La Banque Centrale européenne :

Le siège est à Francfort (Allemagne). Elle a un Président et un Conseil d’administration.

Son rôle :

-         Garantir la stabilité des prix ;

-         Gérer la nouvelle monnaie unique.

f)       La Cours des comptes :

Elle contrôle l’usage des fonds communautaires. Son siège est à Luxembourg.

N.B. Ces institutions agissent dans les limites des attributions qui leur sont conférées par le traité de Rome du 25 mars 1957. Ce traité a 248 articles.

3.1.4. Les traits communs des pays européens

      a) La primauté de l’Etat providence

Les pionniers de l’industrialisation, les pays de l’Europe occidentale amorcent très tôt une législation sociale protectrice. Les assurances sociales apparaissent et plus tard les assurances familiales et la réduction de la durée de travail. C’est l’Etat providence.

b)      La convergence démocratique

La défaite des dictatures en 1945 élargit le champ de la démocratie. Les Alliées démocratisent l’Allemagne occidentale avec une loi fondamentale pour être RFA. L’Italie adopte une constitution qui affaiblit volontairement le pouvoir central pour éviter le retour d’un homme fort. Le respect des règles démocratiques est un critère pour participer à la construction européenne.

c)      Le rôle économique de l’Etat

Dans toute l’Europe occidentale, l’Etat est depuis 1945, un acteur économique important. Les pouvoirs publics organisent la reconstruction, gère l’aide Marshall, interviennent dans les grandes industries et l’aménagement du territoire. La version européenne capitaliste se différencie nettement du modèle américain et du modèle asiatique. Aux Etats-Unis, l’intervention de l’Etat n’est tolérée que comme un mal nécessaire. Au Japon et en Asie du Sud-est, la croissance est pilotée par les pouvoirs publics tandis que les pays européens cherchent un compromis où le marché est tempéré par la puissance publique.

3.2.  L’URSS ET LE COMMUNISME

Introduction

A l’issue de la deuxième guerre mondiale, l’URSS a bénéficié d’un rayonnement international exceptionnel : alliée aux démocraties libérales, elle a joué un rôle décisif dans le combat contre le fascisme. Staline, le Président soviétique, profite des avantages de la victoire pour étendre dans toute l’Europe centrale le système socialiste et favoriser partout son expansion. Malgré la mobilisation  sous la bannière américaine pour endiguer le  « péril rouge », le modèle susse s’étend au tiers de la population mondiale au début des années 1950.

Pendant les trente années qui suivent la mort de Staline en 1953, le modèle soviétique dispute la démocratie  américaine   le leadership mondial. Mais le coût de la « sur expansion impériale », les blocages de l’économie et les échecs sociaux mirent progressivement l’efficacité et le rayonnement du système à l’épreuve. La réforme radicale lancée par Michaël Gorbatchev au milieu des années 1980 ne peut empêcher explosion en 1991.

3.2.1.      Le rayonnement de l’idéologie communiste dans le monde après 1945

Tout ce qui se situe à l’est du rideau de fer appartient au monde communiste : ce bloc commence au cœur de l’Europe et s’étend jusqu’aux rivages du pacifiques.

La victoire en 1949 des communistes chinois sur Tchang Kai Tchek a renforcé le poids de l’Asie dans cette énorme masse continentale. La partie européenne de ce bloc, formée de l’union soviétique est ce qu’on appelle les « démocraties populaires », c'est-à-dire les pays où le communisme s’est instauré au lendemain de la seconde guerre mondiale.

Une difficulté de langage et de délimitation géographique surgit aussitôt : L’Union soviétique ne se limite pas à l’Europe ; elle s’étale sur les deux continents, de part et d’autre de l’Oural, frontière conventionnelle entre l’Europe et l’Asie. L’histoire, la politique, le peuplement, la mise en valeur ont si  bien rapproché et uni la partie européenne et la partie asiatique qu’ile est impossible de les distinguer dans une description de la civilisation russe.

a)      La satellisation de l’Europe centrale

Elle met fin à l’isolement de l’URSS : en Yougoslavie, Albanie et Bulgarie, les communistes sont les seules au pouvoir dès 1945. La « tactique du salami » leur permet d’éliminer les autres partis politiques. Transformés en « démocraties populaires », les pays satellites adoptent le modèle économique soviétique et son en 1955 intégrés dans le système stratégique du Pacte de Varsovie.

b)      L’influence soviétique s’étend largement en Asie

Vainqueur de la guerre civil contre les nationalistes, Mao Tsé Toung proclame la République Populaire de Chine en octobre 1949 et signe en février  1950 un « Traité d’Amitié, d’Alliance et d’Assistance Mutuelle » avec Moscou. L’influence soviétique est aussi prédominante en Corée du Nord depuis 1948 et s’étend au nord du Vietnam après le partage de l’Indochine française en 1945.

c)      L’URSS bénéficie aussi des fortes sympathies en Occident

Pour nombreux ouvriers, elle est le laboratoire d’une société fondée sur la justice et s’identifie au paradis des travailleurs. Beaucoup d’intellectuels sont aussi sensibles au rôle que l’URSS a joué dans la lutte contre le fascisme et sensibles aussi aux promesses de changement qu’incarne le socialisme. Ils s’inscrivent dans les partis communistes occidentaux où deviennent de « Compagnons de route ». Ce charme pour le modèle soviétique s’est avéré particulièrement durable. Les révélations de Khrouchtchev sur les « crimes de Staline » lors du 20e congrès  et de la répression en Hongrie en 1956 entraînent certes les défections parmi les sympathisants occidentaux.

3.2.2.      Contestation à l’intérieur du bloc communiste après la mort de Staline

Des soulèvements ont eu lieu à Berlin en 1953, à Varsovie (Pologne) et Budapest (Hongrie) en octobre 1956. Moscou renonce à intervenir en Pologne mais les chars soviétiques écrasent les révoltes allemandes et hongroises. L’URSS ne peut cependant éviter la rupture avec Pékin. Mao prend ses distances avec le modèle soviétique dès 1956 et l’URSS retire ses techniciens en 1960. La Chine maoïste s’érige désormais en rivale de l’URSS pour le leadership du communisme mondial.

3.2.3.      L’ère Brejnev et la nouvelle poussée impériale

En Afrique, l’URSS favorise l’éclosion des régimes d’inspiration socialiste en Algérie, en Ethiopie, en Angola et au Mozambique.

En Asie, elle se rapproche de l’Union indienne et appuie Hanoi dans la lutte contre les Etats-Unis. Au Moyen-Orient, elle fournit des armes à la Syrie et à l’Irak.

Sur le continent américain, elle soutient le régime cubain et les Sandinistes du Nicaragua (de Sandino  mouvement au pouvoir de 1979 à 1990). Cette reprise de l’expansion est d’autant spectaculaire qu’elle coïncide avec la « décennie du doute » qui frappe l’opinion américaine traumatisée par la guerre du Vietnam.

3.2.4        La chute de l’idéologie soviétique

Deux raisons majeures sont à la base de la décadence de l’idéologie soviétique.

1.      Les blocages économiques dus à :

Ø  La collectivisation agricole

Elle affaiblit et déséquilibre l’URSS. En éliminant les koulaks (paysans riches dans la Russie tsariste et post-tsariste) et en écrasant le revenu paysan pour financer l’industrie, Staline a fait un choix qui enfin se révèle catastrophique. Le problème agraire était l’une de grandes faiblesses du tsarisme. La stratégie de Staline crée de nouveau un fossé entre les campagnes et le pouvoir exactement comme à l’époque des Tsars ; ce qui crée des pénuries alimentaires qui n’ont jamais été résolues. Conscients des dangers, ses successeurs ont certes multiplié des réformes. Khrouchtchev lance en 1954 des « terres vierges » du Kazakhstan, Brejnev renforce les crédits à l’agriculture et instaure un revenu minimum pour les Kolkhozien. Mais faute de remise en cause des structures collectives, ces mesures se révèlent sans efficacité.

Ø  Le ralentissement du taux de croissance économique

A partir de 1950, l’URSS s’est en effet coupé des flux internationaux des capitaux, des marchandises et des technologies. En outre, elle consacre l’essentiel des crédits disponibles à l’industrie d’armement et maintient une économie dirigée où se multiplient le gaspillage et le blocage. Le retard de technologie, les ruptures d’approvisionnement et l’absence de motivation des travailleurs se traduisent par une productivité très faible. La qualité des produits est médiocre et leur durée de vie courte.

Au début des années 1880, l’URSS est confrontée à une croissance de plus en plus faible alors que les ressources naturelles abondent et que les besoins de la population sont immenses.

Ø  L’inefficacité économique

Elle pèse sur les comportements sociaux :

-         L’exode rural vide les campagnes laissées aux personnes âgées, alors que la pénurie de logement en ville est générale ;

-         La croissance démographique très forte s’affaiblit partout alors que l’alcoolisme réduit l’espérance de vie ;

-         L’absentéisme s’aggrave chez les travailleurs avant tout préoccupés de se procurer l’indispensable ;

-         Depuis l’époque Brejnev, la corruption se développe impunément dans les couches dirigeantes

b) La paralysie politique

Elle est due à :

Ø  L’échec rapide de la déstalinisation

En février 1956, Khrouchtchev dénonce lors du XXe congrès du parti communiste les crimes de Staline : La déstalinisation se rapporte à tout ce que Staline a fait de mauvais :

-         Le recours à la terreur

-         Le culte de la personnalité

-         Le trucage des procès

-         L’élimination sans raison de tous ceux que la police politique qualifie d’ennemis du peuple.

Rendant son prédécesseur seul responsable, Khrouchtchev évite de s’interroger sur le danger du système mis en place par les bolcheviks. Il ne remet  en cause ni la planification, ni la collectivisation, ni le parti unique. Les mesures prises comme la libération de nombreux détenus, la réduction de la censure, le renforcement du code pénal ou de la modification des propriétés du plan se révèlent d’autant plus limitées que ces réformes inquiètent le parti et dérangent la bureaucratie.

Ø  La longue époque de Brejnev (1964-1982)

Cette période marque le retour à l’orthodoxie et le triomphe de l’immobilisme. En effet,

-         Les procès contre les dissidents reprennent dès 1965 ;

-         La censure est rétablie ;

-         Le culte de la personnalité reprend toute son ampleur.

A sa mort en 1982, Brejnev laisse un pays dont la puissance apparent est impressionnante mais rongée par le vieillissement des dirigeants et l’usure des structures.

3.2.4.      L’invasion de l’Afghanistan en 1979

Elle marque le début du déclin du régime communiste. En effet, la guerre contre les moudjahidin afghans est un désastre pour l’image et l’armée de l’URSS. Moscou se heurte aussi à une résistance croissante en Pologne et l’URSS souffre de plus en plus du décalage entre les réussites occidentales qui l’assaillent.

Dès son arrivée au pouvoir en 1985, Gorbatchev comprend la nécessité d’en finir avec la sur expansion impériale pour sauver le système soviétique. Il veut réduire le poids écrasant des budgets militaires ce qui marque le début du déclin de l’idéologie soviétique.

 

3.2.5.      L’effondrement du système soviétique

Plusieurs causes sont à la base de l’effondrement de l’idéologie soviétique.

Ø  L’échec de la perestroïka

-         Lancée en février 1985 par le nouveau secrétaire général du PCUS Gorbatchev, la perestroïka est une ultime réforme pour sauver le pays. Gorbatchev veut régénérer le communisme soviétique par des mesures radicales pour susciter les mesures d’initiative telles que :

§  Autoriser la création des entreprises privées individuelles dès 1986 ;

§  Réduire le contrôle sur les entreprises d’Etat en 1987 ;

§  Encourager la création des coopératives et la location des terres aux paysans en 1988 ;

§  Libérer le commerce extérieur et permettre la création des sociétés mixtes avec des capitaux étrangers.

-         Pour lutter contre les blocages, Gorbatchev lance la ‘glasnost’ ou ‘la transparence’. En effet, les mesures suivantes sont prises :

§  Supprimer la censure ;

§  Libérer de nombreux dissidents ;

§  Rétablir la liberté d’expression et de religion ;

§  Entamer la réhabilitation des victimes du stalinisme.

La réforme des institutions politiques se traduit en mars 1989 par la création d’un nouveau Parlement, le Congrès des députés du peuple dont les deux-tiers sont élus au scrutin secret sur candidature multiples. Un an plus tard, le Congrès abolit le rôle dirigeant du parti et élit Gorbatchev Président pour 5 ans.

-         Celui-ci est confronté aux difficultés économiques :

§  Les Soviétiques supporte mal la lutte contre  l’alcoolisme ;

§  Ils s’irritent de l’enrichissement rapide des coopérateurs alors que les pénuries s’aggravent et la hausse des prix appauvrit le plus grand nombre.

§  Des grèves massives éclatent dans les mines d’Ukraine et de Sibérie en juillet 1989 ;

§  Confronté à une impopularité croissante, Gorbatchev renonce au programme de transition accéléré vers une économie de marché souhaitée par les plus radicaux.

-         Le pouvoir central est confronté au réveil des nationalistes. Les premiers troubles au Kazakhstan en 1986 sont suivis des affrontements armés entre Arméniens et Azéris d et des revendications d’indépendance des populations baltes qui ne sont jamais d’accord de leur annexion à la Russie en 1940. Hostile à toute désagrégation de l’URSS, Gorbatchev envoie les troupes soviétiques dans les Etats baltes en janvier 1991.

 

Ø  LA DISLOCATION DE L’EMPIRE SOVIETIQUE

-         Gorbatchev s’engage à une politique de désarmement

En effet, en décembre 1987, Gorbatchev signe avec Reagan ‘le traité de Washington’. Ce traité prévoit le démantèlement des missiles nucléaires stationnées en Europe et annonce le retrait des troupes soviétiques d’Afghanistan.

En 1988, il suspend toutes  les aides militaires extérieures.

Les Cubains sont contraints de quitter l’Angola en 1988.

Les Vietnamiens doivent évacuer le Cambodge en 1989 et le Sandinistes perdent le pouvoir au Nicaragua en 1990.

-         Gorbatchev favorise aussi  l’émancipation de l’Europe centrale

Dès 1987, Gorbatchev renonce à la doctrine  de Brejnev qui affirmait la souveraineté limitée des démocraties populaires. Il encourage la formation des gouvernements réformateurs. Lorsque la mobilisation populaire entraine l’effondrement des pouvoirs communistes, il refuse d’utiliser la force. L’Armée Rouge présente dans toute la zone reste consignée dans ses casernes. En 1990, il accepte même la réunification allemande officialisée le 30 octobre.

-         Gorbatchev se révèle impuissant face à la dislocation de l’URSS

En Août 1991, les conservateurs tentent un coup d’Etat qui échoue aussitôt devant la résistance populaire encouragée par le Président de la Russie Boris Eltsine. Dans les jours suivants, les républiques fédérées de l’URSS proclament leur indépendance.

§  Le 25 décembre, Gorbatchev, Président d’un Etat qui a disparu, est contraint de démissionner ;

§  La perestroïka débouche à l’effondrement total du système créé par Lénine et

Staline.

 

CHAP IV  L’ASIE APRES 1945

 

4.1. LES MOUVEMENTS D’EMANCIPATION OU LA DECOLONISATION DE L’ASIE

 

4.1.1.      La décolonisation de l’Inde Britannique

 

Les campagnes de désobéissance civile, que Gandhi a menées en Inde pendant l’Entre Deux guerres, ont exaspéré la Grande-Bretagne. Pays pauvre mais très peuplé, l’Inde entend en effet jouer un rôle mondial en se faisant le chantre anticolonialiste neutralisé. Mais au sortir de la deuxième guerre mondiale, le gouvernement britannique n’avait plus de moyens d’affronter une nouvelle guerre coloniale. Il finit donc par concéder l’indépendance au sous-continent indien en août 1947, mais sans devoir faire face à des heurts violents entre la communauté hindoue et musulmane.

Tandis que Gandhi et Nehru, les principaux dirigeants du Parti du Congrès tiennent à l’unité indienne, la ligue musulmane, dirigée par Ali Jinnah, réclamait la création d’un Etat musulman indépendant. Les incidents deviennent de plus en plus violents et dégénèrent dans une guerre civile.

En février 1947, les Anglais décident d’évacuer le pays et le 15 Août 1947, cette situation aboutit à la partition du pays en deux Etats indépendants : l’Inde, à majorité hindou et le Pakistan, à majorité musulmane. La République de l’Inde est proclamée en Janvier 1950. Une fois la constitution élaborée, elle demeure membre du Commonwealth.

4.1.2. La décolonisation  de l’Indonésie hollandaise

Le leader de l’indépendance fut Sukarno, homme d’Etat indonésien, premier président de la République (1945-1968) ; né à Surabaya sur l’île de Java, Sukarno côtoie les milieux nationalistes durant ses années d’études. Après une formation d’ingénieur, il s’engage dans la lutte politique et fonde en 1927 le parti nationaliste indonésien (P.N.I). Il se distingue par ses qualités d’orateur et, dès 1929, il est arrêté par les autorités néerlandaises en raison de son militantisme : libéré deux ans plus tard, puis de nouveau arrêté en 1933, il est finalement exilé sur l’île de Florès. En 1942, le Japon occupe l’île indonésienne ; Sukarno collabore avec le nouvel occupant et rentre au pays.

Le 17 août 1945, après la capitulation du Japon à la deuxième guerre mondiale, Sukarno proclame l’indépendance de l’Indonésie, dont il devient président. Mais les Pays-Bas ne renoncent  à leur ancienne magistrature suprême qu’en 1949, après que les Pays-Bas aient officiellement accordé l’indépendance à l’Indonésie.

 

4.1.3.      La décolonisation  de l’Indochine française

 

La France doit aussi faire face aux désirs d’émancipation de ses colonies. Au lendemain de la seconde guerre mondiale, le 02 Septembre 1945 à Hanoï, Hô Chi Minh, chef du mouvement nationaliste d’obédience communiste, le Viet Minh s’empare du pouvoir et décrète au nom du gouvernement provisoire l’indépendance du pays et proclame officiellement la naissance de la République démocratique du Vietnam. L’empereur Bao Dai doit abdiquer.

D’octobre 1945 à Janvier 1946, les troupes françaises réoccupent militairement la Cochinchine. Le 06 Mars 1946, le français Jean Saintemy, commissaire de la République, et Hô Chi Minh signent un accord qui prévoit la reconnaissance du Vietnam comme Etat libre, intégré au sein de la fédération indochinoise et faisant partie de l’Union française.

Mais ces accords ne durent pas. Le 1er Juin 1946, le haut commissaire Georges Thierry de France proclame la République de Cochinchine. Le 23 Novembre 1946, face à l’accroissement des troubles et en vue de rétablir l’autorité française dans la zone du nord de l’Indochine, la marine française bombarde le port de Haiphong faisant près de 6000 victimes. Le 19 décembre 1946, en représailles, des éléments du Viêt Minh s’attaquent aux quartiers européens de Hanoï et massacrent des dizaines de personne. Hô Chi Minh se réfugie dans la clandestinité pour combattre les Français. C’est le début d’une guerre qui va durer huit ans. Les troupes françaises se lancent dans une difficile reconquête des zones tenues par le Viêt Minh et s’engagent progressivement dans une guerre coloniale lointaine et coûteuse en vies humaines.

A partir de 1949, le Tonkin, l’Annam et la Cochinchine sont regroupés au sein du nouvel Etat du Vietnam associé à la France dans le cadre de l’Union française et dirigé depuis la ville de Saigon par l’empereur Bao Dai rentré au Vietnam en avril 1949.

Pour justifier cette guerre coloniale devant l’opinion publique mondiale en général et du gouvernement américain en particulier, les autorités françaises la définissent davantage comme une lutte anticommuniste que comme une guerre coloniale. En effet, dès la fin de l’année 1949, des troupes chinoises s’installèrent le long de la frontière du Vietnam. L’Union soviétique et la Chine communiste de Mao Tsé Toung accentuent leur soutien (livraison d’armes et de matériel, envoi d’instructeurs,…) aux troupes du Viêt Minh.

Ainsi, face à cette menace et avec le début de la guerre de Corée en Juin 1950, les Etats-Unisse déclarent prêts à aider matériellement l’effort de guerre français par la fourniture d’armements. La guerre d’Indochine s’inscrit dans la politique américaine de containment et devient l’un des fronts de la lutte contre l’expansion communiste.

Mais la position française en Indochine ne fait que s’effriter (se détruire peu à peu). Les défaites sur le terrain se multiplient et les pertes militaires françaises ne cessent de s’alourdir. Après la reddition catastrophique du 07 Mai 1954, de sa forteresse de Diên Biên Phu, la France réalise qu’elle ne peut plus poursuivre cette guerre lointaine et onéreuse au seul nom de la lutte anticommuniste.

Les accords de Genève du 21 Juillet 1954 mettent fin au conflit et la France est contrainte de quitter le pays. Le Vietnam est divisé en deux parties : tandis que le Nord du Vietnam passe sous le contrôle communiste du leader Hô Chi Minh, un dictateur nationaliste s’installe au Sud du 17e parallèle. L’indépendance du Laos et du Cambodge proclamée en 1953, est définitivement reconnue.

Aussitôt délestée de la poudrière indochinoise, la France perd une partie importante de son prestige colonial, ce qui ne fait que renforcer davantage les mouvements indépendantistes qui agitent déjà ses possessions d’Afrique du Nord.

Les Etats-Unis avaient déjà accordé le 04 Juillet 1946, l’indépendance aux îles philippines.

 

 

 

 

 

4.2.       LA CHINE

4.2.1.      Le choix du modèle soviétique

En Octobre, Mao Tsé Toung proclame la naissance de la République populaire de Chine. C’est l’aboutissement d’une guerre civile commencée dans les années 1930 entre les communistes chinois et le gouvernement nationaliste chinois Tchang Kai-Tchek. Elle reprend en 1945 et s’achève en 1949 par la victoire totale des communistes. Les nationalistes se replient dans l’ile de Taïwan. Les défis à relever sont immenses :

Ø  Nourrir plus de 500 millions d’habitants ;

Ø  Redresser un pays en guerre depuis près de 20 ans ;

Ø  Triompher des mentalités anciennes.

Les dirigeants communistes chinois s’efforcent de relever l’économie et de rétablir l’ordre en s’attaquant contre les fléaux traditionnels chinois comme le brigandage, le trafic de l’opium, le statut inférieur de la femme.

La réforme agraire de1950 permet de confisquer 70 millions d’hectares de terre aux grands propriétaires pour les distribuer à 300 millions de paysans sans terre. Le premier plan quinquennal (1953-1958) s’inspire de l’URSS comme modèle de développement. L’industrie lourde est développée avec l’aide soviétique, les exploitations agricoles sont regroupées en coopératives à l’image des Kolkhozes. La constitution de 1954 confirma le rôle dirigeant du parti communiste.

4.2.2.      Rupture de la Chine avec l’URSS

L’entente Pékin-Moscou n’a pas longtemps duré. En mai 1958, la Chine adopte une nouvelle ligne économique : Sortir le pays du sous-développement par un « grand Bond en avant », en développant l’agriculture.

La planification à la soviétique, qui repose sur l’industrie lourde, est abandonnée au profit des campagnes : Les paysans sont regroupés dans des « communes populaires » qui doivent mettre sur pied des industries locales. Mais c’est un échec gigantesque : La chine connaît l’une de plus grandes famines de son histoire, qui fait entre 20 millions (chiffre officiel) et 43 millions de morts, une mortalité passant de 11% en 1957 à 39 % en 1960, selon Jean-Louis Margotin.

La voie soviétique est définitivement abandonnée. « Le modèle chinois »  se caractérise par :

·        Le rôle nouveau de l’agriculture

·        La déportation des opposants dans les centaines des camps de travail. C’est le goulag chinois. Ce sont des endroits de détentions pour des travaux forcés. Ce sont donc des prisons, environs 2500 prisons dans les villes, des gigantesques camps de travail pouvant regrouper 50000 détenus, en moyenne 10 millions de détenus. Des sources actuelles environs 20 millions des Chinois y sont morts.

·        La rupture chinoise avec l’URSS est aussi idéologique. La Chine refuse la déstalinisation et la coexistence pacifique.

·        La Chine conteste la frontière avec l’URSS au nord-est. Les rapports entre les deux pays sont tendus à partir de 1957 et aboutissent à une rupture en 1962. Face à l’URSS, accusée de rétablir le capitalisme et de s’allier à l’impérialisme américain, le communisme chinois veut proposer au Tiers-monde un nouveau modèle révolutionnaire, reposant sur la primauté de la révolution paysanne et la lutte contre la bureaucratie.

Ce modèle séduit certains intellectuels en occident.

4.2.3.      Le grand bond en avant et la révolution culturelle

Il ne faut pas confondre le grand bond en avant et la révolution culturelle.

Le « Grand bond en avant » (1958-1962) est la nouvelle orientation adoptée par la Chine communiste en 1958. Il s’agit de sortir au plus vite le pays du sous développement en allégeant la planification et en utilisant au mieux les énormes ressources humaines du pays. Les campagnes doivent trouver seules les capitaux nécessaires à leur modernisation et produire les biens industriels qu’elles consomment. Le « grand bond en avant » est un échec incontestable. L’économie est désorganisée, la Chine connait la plus grande famine de l’histoire.

La révolution culturelle (1965-1969) est un mouvement lancé par la gauche du parti communiste et visant à combattre la bureaucratie et les éléments du parti « engagés dans la voie capitaliste ». Elle est caractérisée par une référence constante à la pensée de Mao Tsé-toung et le développement du culte de la personnalité voué à Mao, dont les pensées sont diffusées dans le « Petit livre rouge ». La révolution culturelle est une période de désorganisation de la Chine. Elle a fait un à deux millions des victimes.

Remarque : Comprendre la différence entre le communisme et le maoïsme :

Le communisme est, selon Karl Marx, le stade ultime de la révolution socialiste. Pour arriver au communisme, il faut passer par la dictature du prolétariat et passer par l’étape du socialisme.

Le maoïsme est l’adaptation de Mao Tsé-toung du marxisme à la situation chinoise. Pour construire le communisme en Chine, il faut s’appuyer surtout sur les paysans à cause du tout petit nombre d’ouvrier (1% de la population chinoise). Mao prône également le développement conjoint de l’agriculture et de l’industrie (marcher sur ses deux jambes).

CHAP. V. LES ETATS-UNIS D’AMERIQUE APRES 1945

Introduction

En 1945, le modèle américain est à son apogée. L’hégémonie américaine se traduit après la guerre par le rôle central des Etats-Unis dans la définition de nouvelles règles internationales et dans la protection et la reconstruction du monde libre. La guerre du Vietnam et les violences qui secouent la société ternissent l’image de la première puissance mondiale qui se met en douter d’elle-même. La chute du communisme et le dynamisme de l’économie depuis les années 1980, redonnent confiance à l’Amérique dans la mission qu’elle s’est fixée : élargir au monde entier  la démocratie et l’économie du marché.

5.1.  UNE DEMOCRATIE DE MARCHE

Trois grands éléments caractérisent la démocratie de marché :

1.      La  séparation des pouvoirs

a)      Les institutions démocratiques ont été définies depuis la formation des Etats-Unis.

Pour éviter tout risque de tyrannie, elle organise une stricte séparation des pouvoirs.

-         Le Président élu pour 4 ans, incarne l’exécutif : il cumule les fonctions de Chef d’Etat et de  gouvernement (régime présidentiel).

-         Le Congrès, formé de deux chambres : la Chambre des Représentants élus proportionnellement à la population et le Sénat, composé  des deux élus par Etat fédéré représente le législatif.

-         Le pouvoir judiciaire appartient à la cour suprême, composée de neuf juges nommés à vie.

b)      La solidité des institutions  repose sur l’équilibre des pouvoirs

-         Les pouvoirs du Président sont certes considérables : Il choisit librement les membres de son gouvernement, ceux-ci ne sont responsables que devant lui. Et puis, il est le chef de l’administration et de l’armée et dirige la politique  extérieure.

-         Le Congrès dispose seul du droit de déclarer la guerre et ne peut être dissout. La procédure « d’impeachment » permet même au Congrès de destituer un Président coupable de trahison ou de forfaiture.

-         Depuis la mort de Roosevelt, le Président ne peut cumuler plus de deux mandats.

 

2.      La défense des libertés

a)      La démocratie américaine repose sur la garantie des droits et libertés des personnes

Les dix premiers amendements adoptés en 1791 assurent les libertés des paroles et d’opinion, de réunion, d’association et de manifestation et protègent les citoyens contre l’arbitraire de la justice. Le 13e amendement de 1865 interdit l’esclavage et le 15e reconnait en  1870 l’égalité du droit de vote des femmes est reconnu dès 1920.

b)      La démocratie américaine est fondée sur le pluralisme politique et l’indépendance de la presse

Le parti démocratique, apparu en 1829, s’appuie sur les Etats de l’ouest et surtout du sud. Il limite l’intervention économique et sociale de l’Etat fédéral ; la défense des minorités et l’ouverture douanière créée en 1854.

Le parti républicain est plutôt lié aux milieux d’affaires du nord-est et apparait plus conservateur.

La presse représente le quatrième pouvoir. Sa puissance financière et la liberté dont elle jouit lui confère un rôle de premier plan. Les lobbies, par exemple, utilisent les campagnes de presse pour défendre leurs intérêts.

3.      Le respect de la libre entreprise

L’économie américaine s’identifie au libéralisme économique.

5.2.  UNE ECONOMIE DOMINANTE

1. Une exception hégémonie en 1945

a) Les Etats-Unis accèdent au rang de super puissance

Ils assurent la moitié de la production mondiale et bénéficient d’une supériorité dans tous les domaines. La multiplication des produits nouveaux (antibiotiques, textiles synthétiques, plastiques, avion à réaction, ordinateurs, armes nucléaires) leur assure une large avance technologique renforcée par un niveau de productivité sans équivalent. Grâce à l’abondance qui règne chez-eux face aux pénuries généralisées dans le reste du monde, ils réalisent le quart des exportations mondiales et ne subissent aucune concurrence. Leur puissance financière est encore plus impressionnante : ils disposent de deux-tiers de l’or mondial et détiennent 5 milliards de dollars de créance sur les pays qui ont bénéficié de leur aide pendant le conflit.

c)      Le prestige    américain dans le monde est à son apogée

Grenier et arsenal des démocraties pendant la guerre, les Etats-Unis ont joué un rôle déterminant dans le combat contre les régimes totalitaires. Les Etats-Unis libèrent l’Europe occidentale et contraint le Japon à capituler. Les distributions de chocolat, de chewing-gums et de bas de nylon par les Etats-Unis ont fait rêver les populations européennes après 5 ans de privation.

2.      Un rôle décisif après la guerre

 

a)      Les Etats-Unis définissent le nouveau système monétaire

Les statuts adoptés lors de la conférence de Breton Wood en 1944

-         imposent la stabilité du taux de change

-         Organisent une coopération internationale confiée au fonds monétaire international et à la banque mondiale

-         Reconnaissent le dollar comme monnaie internationale au même titre que l’or. Les Etats-Unis souhaitent ainsi mettre fin aux dévaluations sauvages et aux batailles monétaires de l’Entre-deux-guerres.

b)      Ils inspirent les principes d’une sécurité collective pour préserver la paix

Conformément aux souhaits de Roosevelt, 51 pays signataires à San Francisco en 1945, la Charte créa l’Organisation des nations Unies ? Destinée à prévenir les conflits et à rétablir la paix quand elle est interrompue, l’ONU cherche à concilier les principes d’une démocratie internationale représentée par l’Assemblée générale, où chaque pays dispose d’une voix et les intérêts des « cinq grands » : Etats-Unis, URSS, Chine, Grande Bretagne et France (membres permanents du Conseil de sécurité).

c)      Ils se font les champions du libre échange

C’est sous leur influence que 23 pays représentant 80% du commerce mondial signent en 1947 l’accord du Gatt qui prévoit :

-         L’interdiction du dumping (rabattre le prix pour éliminer les concurrents afin de le rehausser après) ;

-         La limite des subventions à l’exportation aux seuls produits bruts

-         L’engagement à la baisse des tarifs douaniers

-         L’éradication des pratiques discriminatoires

-         Le triomphe des règles de transparences et de réciprocité.

 

3.      Un rôle moteur dans la reconstruction

 

a)      Ils financent le redressement de l’Europe occidentale

De 1945 à 1947, ils distribuent des secours d’urgence aux pays ruinés par la guerre. Mais dès 1947, conscients des dangers que fait courir la misère, ils lancent le Plan Marshall. En 5 ans, 12 milliards de dollars sont transférés gratuitement à 16 pays d’Europe Occidentale.

b)      Ils suscitent  de nouveaux foyers de croissance en Asie

La politique de sanction contre le Japon se transforme en soutien actif pour favoriser la renaissance d’un pays intégré dès 1951 dans le dispositif américain de containment, c'est-à-dire « d’endiguement » du « péril rouge ». Le Japon, la Corée du Sud, le Taïwan, les Philippines, la Thaïlande bénéficient aussi pour les même raison de l’aide américaine.

5.3. UN MODELE EN CRISE

1. Un déclin économique relatif

 La supériorité économique des Etats-Unis commence à se désagréger progressivement dans les années 1960 et le dollar souffre de premières crises de manque de confiance. En effet, les dépenses civiles et militaires à l’étranger et les investissements directs des firmes multinationales entrainent des déficits de plus en plus lourds de la balance des payements.

2.      Un modèle contesté.

Les difficultés internes  ternissent l’image du modèle américain, notamment :

-         La  ségrégation et l’inégalité des chances. Partisan de la non violence et de l’intégration des Noirs, le pasteur Martin Luther King multiplie les ‘sit-in’. En août 1963, une « marche de la liberté » rassemble 250 000 personnes à Washington. Les lois interdisant la ségrégation, votées en 1964 ne peuvent empêcher le déferlement des émeutes dans les grandes villes du nord.

-         Les assassinats du Président Kennedy en 1963, de Malcolm X, du leader des ‘Black Musli ms’ en 1965, de Martin Luther King et du candidat démocrate Robert Kennedy en 1968.

-         Les revendications au même moment des Chicanos, immigrés du Mexique et des Indiens révèlent la crise du ‘melting-pot’.

-         Le malaise d’une société où 40 millions de personnes vivent en dessous du seuil de pauvreté.

La ‘République impériale’ se heurte à des contestations internes et externes. La victoire de Fidel Castro à Cuba aggrave la situation. Elle fait naitre le spectre d’une subvention générale en Amérique latine. Et puis, l’engagement croissant des Etats-Unis dans la guerre du Vietnam à partir de 1965 tourne au cauchemar. Les images télévisées accélèrent le rejet de cette ‘sale guerre’ où l’Amérique ne peut plus prétendre défendre la liberté. Un peu partout, des Comités de  soutien au Vietnam se constituent pour dénoncer l’impérialisme américain et manifester aux cris ‘US, go home’. Donc, la victoire de Fidel Castro à Cuba et l’engagement des Etats-Unis dans la guerre de Vietnam sont des signes de décroissance qui ne trompe pas outre mesure.

3.      La décennie du doute

Le déclin semble s’aggraver au début des années 1970.

 Suite à la fuite des capitaux, le Président Nixon doit supprimer la convertibilité du dollar en or en août 1971 et laisser le dollar flotter librement. En 1973, les dernières forces américaines quittent le Vietnam, prélude à l’effondrement du Vietnam du Sud et à l’entrée triomphale des communistes à Saigon en 1975.

 

Le pouvoir présidentiel subit une crise profonde.

En 1973, le Vice-président Agnel, accusé de corruption, démissionne. En août 1974, le Président Nixon doit faire de même pour éviter une procédure d’impeachment. La presse a, en effet, démontré sa complicité dans le cambriolage en 1972 de l’immeuble du Watergate abritant les bureaux de campagne du parti démocrate. Premier Président des Etats-Unis d’Amérique Ford n’est qu’un occupant intérimaire et sans légitimité à la Maison Blanche. Démocrate Jimmy Carter élu en 1976 semble pétri d’un souci moral et de bonnes intentions, mais ses maladresses et son manque de charisme le rendent vite incapable de rétablir le prestige présidentiel.

 

5.4.  LA RESURRECTION DU MODELE AMERICAIN

1. La révolution reaganienne

Le Président de 1980 à 1988 Ronald Reagan est le champion d’une révolution libérale.

Qualifié de « Grand communicateur », cet ancien auteur qui s’est illustré comme gouverneur de Californie veut réveiller l’Amérique et lui redonner le dynamisme des pionniers. Affirmant « l’Etat ne résout pas les problèmes, il est lui-même le problème », Reagan se propose de vaincre l’inflation et de remettre le pays au travail par une libération de l’offre. Son programme prévoit une baisse des impôts, une déréglementation des entreprises et une réduction du Walfare State et des Transferts sociaux accusés de favoriser les parasites sociaux aux dépenses des créateurs de richesse.

 

« America is back »

Ce slogan reaganien dénonce la faiblesse diplomatique et stratégique des Etats-Unis d’Amérique face à l’URSS, baptisée « l’Empire du mal ». Partisan d’une politique de fermeté, Reagan veut augmenter les dépenses militaires américaines et asphyxier l’économie soviétique par une relance de la course aux armements. En 1983, il engage l’IDS, l’initiative de défense stratégique, qui vise à créer par utilisation du laser un bouclier imperméable aux missiles de l’adversaire.

 

2. La retenu du leadership américain

Depuis 1990, les Etats-Unis sont leaders incontestés d’un monde devenu unipolaire.

L’effondrement de l’Empire soviétique et la disparition de l’URSS en 1991, les transforme en grand vainqueur de la guerre froide. La victoire remportée sur l’Irak en mars 1991, à la tête d’une coalition   mandatée par l’ONU pour libérer le Koweït envahi par les armées de Saddam Hussein, renforce le contrôle américain sur les ressources pétrolières du Moyen-Orient. Elle permet aussi au Président Bush d’affirmer les principes d’un nouvel ordre mondial fondé sur le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Leur intervention décisive pour rétablir la paix dans l’ex-Yougoslavie, après les échecs enregistrés par l’Union Européenne et l’ONU confirme qu’ils sont devenus les « gendarmes » de l’Univers. Les Etats-Unis soutiennent la transition en Russie, isolent les derniers bastions communistes comme le Cuba et la Corée du Nord et s’engagent avec Clinton dans une stratégie nouvelle. Le containment est remplacé par un nouveau mot d’ordre, l’enlargement, c’est-à-dire la mondialisation du modèle américain de démocratie du marché.

 

La puissance économique américaine est de nouveau au Zénith.

Alors que le Japon se remet difficilement de la crise financière ouverte par le Krach boursier de 1990, que les NPI de l’Asie du Sud-est sont ébranlés par l’effondrement de leurs monnaies et que la croissance des pays  européens est freinée par les politiques de rigueur préalables  à l’unité monétaire, l’économie américaine trouve son efficacité. Le chômage et le déficit budgétaire ont été fortement réduits, l’industrie s’est assainie et le pays a renoué avec la confiance. Les émeutes de Californie de 1992 ont certes rappelé l’ampleur des inégalités sociales et le Président Clinton n’a pas réussi à faire voter son projet d’assurance santé pour tous les citoyens. Mais les atouts dont disposent les Etats-Unis à la fin du XXe siècle, leur permettent d’être plus que jamais le moteur de croissance et les arbitres du monde.

 

CHAPITRE VI. L’AFRIQUE APRES 1945

6.1. LA DECOLONISATION DE L’AFRIQUE

6.1.1. Les causes de la décolonisation de l’Afrique

La décolonisation des colonies d’Afrique avait connu deux types de facteurs : facteurs externes et internes.

a)      Les facteurs externes

Ø  La politique anticoloniale de deux grands : Etats-Unis et URSS.

Jusqu’en 1939, les Etats-Unis  faisaient toujours de l’isolationnisme la pierre angulaire de leur politique extérieure. Pas d’intervention dans les affaires des Etats européens. Ils se replient sur le continent américain et créent une politique de bon voisinage avec les pays de l’Amérique latine. Le sous secrétaire des Etats-Unis, en 1944, fut cette proposition : »L’organisation internationale devait consacrer le principe fondamental selon lequel aucun Etat n’avait le droit naturel  ou illimité pour assujettir d’autres peuples ». Cela témoigne des sentiments anti colonialistes des Etats-Unis.

Ø  La politique anticoloniale de l’URSS (Russie)

La politique étrangère de la Russie socialiste s’est réclamée de la lutte contre l’oppression et l’exploitation. Elle a appuyé le droit des peuples à l’autodétermination. Par rapport au Congo, le délégué soviétique Tzarapkine déclarait en décembre au Conseil de Tutelle de l’ONU : »La Belgique doit démocratiser sa colonie, y créer un système électoral, donner aux autorités africaines une grande participation à la direction des affaires du territoire ». L’URSS revendiquait le droit des peuples colonisés à l’indépendance.

Ø  La contagion de l’exemple

Il faut partir de l’exemple des indépendances des pays de l’Asie. Pour éviter cela, les Européens ont accéléré le processus d’émancipation en Afrique pour éviter une coupure totale avec les colonies afin de garder le monopole économique et stratégique ; c’est ainsi qu’on pourra parler de l’indépendance donnée et non arrachée.

Ø  Le  panafricanisme

Comme force extérieur, le panafricanisme né en Amérique par son fondateur Marcus Garvey pour la lutte de la peau noire contre la peau blanche devait unir les Africains à pouvoir passer à son émancipation.

Ø  L’action de l’Organisation des Nations Unies

L’ONU devait unir tous les Etats africains afin de lutter pour le triomphe des droits de l’homme et de droit de libre disposition. En 1954, les délégations du groupe arabo-afro-asiatique, membres du Tiers-monde déclarèrent que l’ONU devait mener à bien l’œuvre de décolonisation.

Ø  La conférence de Bandoeng de 1955

Cette conférence, réunie à Bandoeng, ville de l’Indonésie du 18 au 24 avril 1955, les 29 nations asiatiques et africaines avaient discuté sur le problème de la décolonisation et condamnèrent la domination politique et économique de l’Europe, spécialement le colonialisme et le racisme.

La conférence de Bandoeng a eu un retentissement mondial car elle avait donné un appui sans précédent aux  mouvements  de libération nationale qui s’insurgeaient ça et là dans les colonies.

Ø  Les promesses des colonisateurs

Les puissances engagées dans  la deuxième guerre mondiale avaient exigé de leurs colonies africaines un effort de guerre sans précédent en vue de fournir des troupes mais, surtout, du ravitaillement en matières premières stratégiques. Ces exigences de la part des métropoles s’étaient accompagnées de promesses d’indépendance à cause de l »effort consenti par les colonies d’Afrique, mais qui demeurèrent cependant lettre morte.

b)      Les facteurs internes

Ø  Le nationalisme africain

Les Africains eux-mêmes avaient mené des actions de résistance dès le départ contre l’occupation coloniale de l’Afrique. Ils ont réagi par des mouvements de libération.

Ø  L’action des intellectuels « les évolués »

L’éveil politique des évolués s’est fait progressivement, souvent à l’insu des colonisateurs. L’agitation de l’après-guerre de 1939-1945, provenait déjà d’une prise de conscience des rapports d’inégalité établis dans la société coloniale.

Par ses lectures, l’évolué africain faisait connaissance avec les principes de la révolution française (liberté, égalité) et découvrait tour à tour la guerre d’indépendance américaine, la déclaration des droits de l’homme et du citoyen, le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, la déclaration universelle des droit de l’homme.

Ø  Le mécontentement des anciens combattants

Ces anciens combattants de la deuxième guerre mondiale retrouvant difficilement place dans la société civile, exprimèrent leur mécontentement par les révoltés contre les Blancs colonisateurs.

1.3. Les mouvements d’indépendance en Afrique

1.3.1. Les fondements de la liberté

La colonisation contenait de sa propre destruction :

·        Par la conquête, le colonialisme avait éveillé le désir de liberté

·        Par l’exploitation, le colonialisme avait provoqué une résistance croissante à la tyrannie,

·        En insérant l’Afrique dans le monde moderne, le colonialisme avait fait naître la vision d’une vie meilleure trouvant sa plénitude dans la liberté ;

·        En faisant la preuve de ses propres faiblesses, il engendra l’espoir qui conduisit à l’autonomie ;

·        Par l’éducation, il développa l’aptitude à la gestion autonome.

·        En Afrique, l’instruction fut la mère de l’indépendance. A mesure que l’enseignement se développait, il propageait l’idée de changement. Ceux qui entrevoyaient les avantages de la modernisation demandaient l’accroissement du développement économique, une plus grande liberté d’expression politique et une instruction plus généralisée.

1.3.2. Les indépendances des pays  africains

Deux pays africains avaient échappé aux grandes vagues de la colonisation systématique : l’Ethiopie, constituée en royaume dès l’Antiquité, et qui, après la conquête italienne (1935-1936), avait recouvré son indépendance en 1941 ; le Liberia était constitué en un Etat indépendant depuis le 26 Juillet 1847. Son président Tubman a lutté pour une intégration entre les Morovieno (Noirs d’origine américaine) et les Noirs autochtones.

1.3.3. La décolonisation de l’Afrique anglaise

a) L’Afrique occidentale

1. Gold Coast (côte de l’or Ghana) : pays relativement riche, (cacao, bois, minerais) avait en 1944 une bourgeoise de planteurs avisés, des syndicats bien organisés, des anciens combattants impatients et un petit peuple très remuant dans les villes. Tout ce monde était très sensible aux catastrophes  des matières premières exportées et à l’inflation résultant de la pénurie des produits importés. C’est alors que Kwame Nkrumah fonde son parti politique « Convention People’s Party » (C.P.P) dont la lutte aboutira le 6 Mars 1957 à la proclamation de l’indépendance. C’est le 1er pays africain à être indépendant et prendra le nom de Ghana. Le Ghana deviendra une république en 1960. Nkrumah est en effet un panafricaniste. Après l’indépendance le pays fait partie du Commonwealth.

2. Le Nigéria : pays le plus peuplé de toute l’Afrique, les tensions régionales ont conduit à instituer un régime fédéral. Le leader Azikiwe le « National Council of Nigeria and the Cameroons » regroupant lui les Ibo. Après troubles  et grèves, le pays a accédé à l’indépendance le 1er Octobre 1960. Il fait partie du Commonwealth.

3. La Sierra Leone : est indépendante depuis le 27 Avril 1961.

4. La Gambie : elle a accédé à l’autonomie interne le 18 Février 1965. L’exiguïté du territoire et le peu de variété des ressources économiques continuent à rendre son avenir politique incertain. Le pays s’oriente vers une union économique et peut-être politique avec le Sénégal. Le 24 Avril 1970, le pays devient même une république.

b) L’Afrique du Nord en générale (anglaise et française)

1. L’Egypte : la République égyptienne proclamée depuis 1952 était devenue l’élément moteur de la décolonisation. Du Maroc à la Somalie, l’Afrique était occupée depuis 1939 : les Français détenaient l’Afrique du Nord, les Italiens La Libye et l’Ethiopie, les Anglais l’Egypte et le Soudan, La somalie était partagée entre  trois puissances. La Libye devient indépendante le 1er Janvier 1952, La Somalie en 1960, le Soudan en 1956.

3.        La Tunisie : elle a été la première à réagir contre le protectorat français ; le « Destour » (qui signifie constitution) revendique la création d’un Etat constitutionnel. En 1934, la création du « néo-destour » sous l’impulsion d’Habib Bourguiba permit à la Tunisie de demander l’indépendance et la réalisation de la démocratie. Après la répression, Bourguiba se réfugie au Caire et le « néo-destour » se reconstitua autour de Salah Ben Youssef. L’arrivée au pouvoir en France de Pierre Mendès-France en 1954 permit de franchir une nouvelle étape dans le processus de l’indépendance. Le  20 Mars 1956, la Tunisie devient indépendante sous la présidence d’Habib Bourguiba.

4.      Le Maroc : les progrès de l’administration directe française, après la révolte d’Abd El Krim réprimée en 1925 par la violence militaire suscitèrent l’opposition d’un groupe de « jeunes marocains ». En 1934, un « comité d’action marocaine » fut créé et proposa un plan de réforme. Les syndicalistes du « Front National Marocain » multipliaient des grèves. Dès lors des troubles éclatent partout au Maroc. La personnalité marocaine à retenir ici est Sultan Sidi Mohammed ben Youssef qui était président du mouvement nationaliste l’Istiqlal. En 1953 il était déposé par le gouvernement français. Le 05 Mars 1955, le gouvernement français fait revenir le Sultan signant ainsi des accords. Le 20 Mars 1959, le Maroc devient indépendant.

5.      L’Algérie : en 1954 commença l’insurrection algérienne : le « Front de Libération National » (F.L.N) publia une revendication de l’indépendance et entretient la guérilla dans les montagnes. En 1955, avec l’appui de la Tunisie et du Maroc, un gouvernement provisoire de la République algérienne (G.P.R.A) fut créé à Tunisie par Ferrah Abbas son président.

Dans sa déclaration du 16 septembre 1959, le général De Gaulle proclamait le droit de l’Algérie à l’autodétermination. La réaction fut vive dans les milieux Européens qui se soulevèrent en janvier 1960. Les accords d’Evain du 20 Mai 1961 entre le G.P.R.A et le gouvernement français avaient établi un régime transitoire et avaient mis fin aux combats. Au scrutin du 1er juillet 1962, les Algériens se prononcent pour l’indépendance. L’Algérie était donc devenue indépendante.

2. Le Sahara-Occidental (République arabe Sahraouie démocratique)

Protectorat espagnol sous le nom de Rio de Oron depuis 1884, puis Sahara espagnol en 1958, comme une colonie espagnole. A cette même année, les pays limitrophes (Maroc, Algérie, Mauritanie) ont réclamé la décolonisation du Sahara-Occidental. Mais les nationalistes sahraouis ont réclamé l’indépendance et ont créé en 1973 le Front Polisario (Front  populaire pour la libération de la Seguia el Hamra et du Rio de Oron,deux grandes régions du pays). Hassan II du Maroc lance une invasion pacifique de ses militaires au Sahara-Occidental en 1975 « la marche verte », qui pousse l’Espagne à céder le territoire. En 1979, la Mauritanie renonce à l’occupation au sud du Sahra-Occidental. Mais depuis 1988, le Sahara-Occidental fait son intégration au Maroc qui accorde au Sahara-Occidental un régime de semi-autonome jusqu’à ce jour.

c) l’Afrique orientale anglaise

1.      Le Tanganyika : en 1951, un Africain fut nommé au conseil exécutif, quatre ans plus tard, la composition du conseil législatif fut de nouveau élargie. La haute commission de l’Afrique orientale créée en 1945 était chargée de coordonner certaines activités économiques et administratives entre les territoires du Kenya, de l’Ouganda et du Tanganyika. Cette opposition pris la forme d’un parti politique avec création en 1954 de la « Tanganyika African National Union » (TANU), dirigé par un jeune instituteur africain Julius Kambarage Nyerere, récemment rentré de la Grande-Bretagne où il poursuivit ses études.

TANU et Nyerere attaquèrent d’abord la partie raciale et ensuite « l’indirecte rule ». Aux élections de 1958, la TANU triomphe face à son rival le Parti Unifié de Tanganyika. Le principe de parité fut abandonné et le droit de vote élargi. En 1960, la TANU domina à nouveau les élections organisées sur la base de listes électorales uniques.

L’indépendance intervient le 09 décembre 1961 avec comme président Julius Nyerere, la TANU étant resté le parti unique.

2.      Le Zanzibar : avait accédé à l’indépendance le 10 Décembre 1963 avec le parti arabe Z.N.P (p       arti Nationaliste de Zanzibar). Mécontents de l       a domination arabe, les Africains de l’A.S.P (Afro-Shirazi Party ou parti afro-Shirazi), parti des Africains, avaient constitué une opposition teinte du marxisme dont le but était la révolution. Le 12 Janvier 1964, moins d’un mois après l’indépendance, le gouvernement fut renversé par l’A.S.P du président AbeidKarumé. Le nouveau régime procéda à une réforme agraire et pris d’autres mesures destinées à abolir les privilèges des classes. En avril 1964, AbeidKarumé signe avec Nyerere un accord qui avait abouti à la création de la « République Unie de Tanzanie ».

3.      L’Ouganda : l’évolution vers l’indépendance fut dominée dans les années postérieures à la seconde guerre mondiale par les Buganda isolationnistes. Le mouvement d’opposition fut conduit par le Kabaka Museta II. En 1960, le Buganda eut le statut d’un Etat fédéral au sein d’un Etat Ouganda unitaire. Conscient  de la situation, en 1960, Milton Obote opère une fusion du congrès (Uganda National Congress) plus proche du Parti National et de l’Union (Uganda People’s Union) soutenu par les bantu, pour constituer « l’Uganda People’sCongress » (U.P.C), congrès de peuple ougandais. En 1961, il conclut une alliance avec le Kabaka Yekka, formation exclusivement Buganda.

Grâce à cette coalition, aux élections de 1962, Milton Obote devient 1er ministre. Le 10 Octobre 1962, fut proclamée l’indépendance de l’Ouganda, le Kabaka est élu chef de l’Etat.

 

4.      Le Kenya : il a eu des problèmes de décolonisation provoqués par deux facteurs :

·        Le désir des colons blancs de maintenir leur position dominatrice, qui avait été renforcée par l’expansion économique du temps de guerre,

·        Le souci de l’administration britannique d’assumer la gestion.

De 1944 à 1952, la politique coloniale se traduisait par une série de remaniements constitutionnels prudents introduisant 24 africains dans le gouvernement. Sous la direction d’une élite peu nombreuse, les Africains de Nairobi et de Mombassa commencèrent à s’organiser en créant des associations. De  là naquit en 1944 la « Kenya african Union » (K.A.U) et Jomo Kenyatta récemment rentré de l’Angleterre, assuma la présidence de K.A.U à partir de 1947.

De 1945 à 1953, la K.A.U fit constamment pression au gouvernement britannique pour obtenir des réformes politiques et économiques. N’ayant pas réalisé ses objectifs par des moyens pacifiques, la communauté africaine par la majorité de la tribu Kikuyu s’orienté peu à peu vers des moyens plus violentes. A la fin de 1951, et tout au long de 1952, des soulèvements se multiplient dans les districts de Fort Hall et de Nyeri et dans certains autres du Nord de Nairobi, sous forme de désobéissance civile. Les revendications de Kikuyu étaient appelées du nom de maumau.

Le procès de 1952-1953 et la condamnation de Kenyatta et de ses alliés considérés comme instigateurs du mouvement mau-mau, ne régla aucun problème. En 1956, le droit de vote fut accordé aux Africains annulant le projet d’Etat multiracial.

Deux partis apparurent encore, la « Kenya Africa National Union » (KANU) (Union Nationale Africaine du Kenya), dirigée par l’ancien collègue de Kenyatta à la KAU, James Gichuru, le jeune syndicaliste Tom Mboya et Odinga, ensuite la « Kenya AfricanDemocratic Union » (KADU), (Union Démocratique Africaine du Kenya), dirigée par Ronald Ngaka et Daniel Arap Moï.

En 1961, les élections furent remportées par KANU qui refusa de former un gouvernement tant que leur leader Jomo Kenyatta élu par acclamation demeurait en détention. En Août 1961, Kenyatta fut libéré. Après les élections, Kenyatta devint le premier ministre. Le 12 Décembre 1963, le pays obtint son indépendance.

c) l’Afrique du sud anglaise

L’apartheid (ségrégation raciale) instauré par les Anglais en Afrique du Sud avait anéanti l’A.N.C (parti politique des Noirs) et certains militants étaient mis en prison, comme Nelson Mandela d’autres tués comme Steve BIKO. Depuis les années 1990, il y a eu le démentiellement pacifique de l’apartheid avec la tenue des élections multiraciales en 1994 qui porte au pouvoir Nelson Mandela à la présidence de la République libre.

1.      La Rhodésie du Nord ou la Zambie : la Rhodésie du Nord qui s’était retirée de l’Union sud-africaine dès 1910 a connu un mouvement combiné de l’A.N.C de Nkumbula et de l’U.N.I.P de Kenneth Kaunda, qui assurera sans difficulté une majorité africaine au parlement lors des élections générales d’octobre 1962.

La coalition de ces deux partis en 1963 n’apporta pas de résultats escomptés. Conformément aux prévisions les élections de Janvier 1964 donnèrent une forte majorité à Kaunda et à l’UNIP. Disposant d’une autorité, Kaunda accélère alors le mouvement d’indépendance en Octobre 1964, l’indépendance était proclamée dans le nouvel Etat de Zambie.

2.      Le Nyassaland ou le Malawi : une fois calmée dans l’agitation sur la lutte anit fédérale au Nyassaland, le Dr Kamuzu Banda obtint une majorité écrasante à la tête du Parti du Congrès en août 1961. En 1962, Banda dirigea les affaires de la nation en tant que chef officieux du gouvernement. En février 1963, Banda devient 1er ministre et Nyassaland passa au stade de l’autonomie interne. Le 06 Juillet 1964, l’indépendance fut proclamée dans le nouvel Etat qui prit le nom de Commonwealth du Malawi.

 

3.      La Rhodésie  du  Sud ou Zimbabwe : L’accession à l’indépendance se déroula d’une manière différente. Les forces du nationalisme africain s’y développèrent tardivement et se heurtèrent à un groupe puissant des colons blancs installés dans ce territoire depuis de longues dates.

A la veille des indépendances africaines, le climat fut tendu, l’opinion internationale et l’O.N.U exercèrent une forte pression à la Grande-Bretagne et surtout aux blancs rhodésiens. En 1957, l’ancien leader syndicaliste Josua Nkomo créée le « Southern African Rhodesia National Congress » (congrès National Africian de Rhodésie du  Sud). Le gouvernement n’hésite pas de l’interdire en 1959.

Le nationalisme réapparait à la fin de 1962 avec la création de Zimbabwe « AfricanPeople’s Union », ZAPU (union du peuple africain de Zimbabwe) dont Nkomo est président. L’action de ZAPU était menée contre la domination blanche. En 1963, le pasteur NdabanangiSithole crée le ZANU (Zimbabwe African National Union) d’esprit combatif.

Des lois sévères furent promulguées pour sanctionner des délits politiques. Les leaders nationalistes furent emprisonnés. Le 11 Novembre 1965, Ian Smith proclama l’indépendance unilatérale de la Rhodésie du Sud avec son parti  « Front Rhodésien ». L’opinion internationale fut bouleversée et exerçait toute sorte de pression.

Une longue lutte fut alors engagée avec des principaux leaders : Nkomo, NdabanangiSithole, l’évêque Muzorewa et Mugabe. Cette lutte va se poursuivre jusqu’à l’indépendance du pays, le 17 Avril 1980, sous la présidence de Canaan Banana. Le pays est connu sous le nom de la République de Zimbabwe.

1.      Le Basutoland ou le Lesotho : est indépendant le 04 Octobre 1966 avec le roi Moshoeshoe II.

2.      Le Bechuanaland ou le Botswana : obtient son indépendance le 10 septembre 1966 avec le président SeretseKhama.

3.      Le Swaziland ou Ngwane : devient indépendant le 06 septembre 1968 sous la conduite du roi Sabouza II.

4.      La Namibie : est indépendante depuis le 21 Mars 1990 avec le président Sam Nujoma.

1.3.4. La décolonisation de l’Afrique  française

a) Essor de la vie politique

L’évolution politique de l’Afrique française fut beaucoup plus homogène et uniforme que celle de l’Afrique anglaise. Les leaders de l’Afrique française regroupés en A.O.F et A.E.F Cherchaient l’indépendance non de leurs pays mais de toute l’Afrique française.

b) La constitution  française de 1946

En Janvier et février 1944, la conférence qui réunit à Brazzaville une quarantaine d’administrateurs coloniaux marque un tournant dans la politique coloniale française. Reconnaissant la contribution de l’Afrique à la cause de la France libre, le gouvernement provisoire du général De Gaulle accepta un nouveau type d’association, surtout que l’égalité était mal définie.

La conférence demanda la constitution d’assemblées dans les différents territoires coloniaux, décision qui fut d’une portée considérable pour la préparation de l’indépendance future des Africains.

En Septembre 1946, la constitution de la 4ème République fut adoptée, moins libérale quant aux droits et au statut des colonies. En pratique, le droit de vote n’était accordé qu’à peu des citoyens. Chaque territoire avait sa propre assemblée. L’Afrique occidentale française et l’Afrique équatoriale française dotées chacune d’un grand conseil régional.

Une assemblée spéciale de l’Union siégeait à Paris, tous ces organismes n’avaient qu’un pouvoir consultatif. Le ministre des colonies continuaient à administrer les territoires par décrets. En effet, la constitution avait institué, l’Union française, car la constitution de 1946 avait permis à 32 députés africains de siéger à Paris et d’y faire connaître les problèmes propres à l’Afrique noire.

Des leaders comme Lamine Gueye (Sénégal), Félix Houphouët Boigny, Léopold Sedar Senghor s’y révélèrent  comme des orateurs de talent. Peu après, on assista  à la naissance du premier grand parti politique africain, le R.D.A (Rassemblement Démocratique Africain) de Félix Houphouët Boigny, suivi bientôt par celui des I.O.M (Indépendants d’Outre-mer) fondé et dirigé par Senghor.

Ce dernier parti obtint un grand succès aux élections de 1951. Ces rassemblements ainsi créés des Africains se rencontrent à Bamako réunion convoquée par certains députés d’A.O.F et A.E.F. cette réunion avait pour but de protester contre la constitution française qui centralisait le pouvoir à Paris.

Au Madagascar, deux partis sont créés dès 1945 : Parti Démocratique Malgache et le « parti de la Restauration de l’Indépendance Malgache » devenu en 1946 « Parti Démocratique de la Rénovation Malgache », réclamant l’indépendance. En 1947, une insurrection éclate, la répression fut brutale et violente et fit plus de 50 000 Malgaches tués. Cette même année Senghor créa le Journal la « Présence africaine ».

c) La Loi-Cadre de Gaston DEFFERRE (1956)

En France, la prise de pouvoir par le parti socialiste en 1956 fait activer l’évolution. D’où la loi-cadre élaborée par Gaston DEFFERRE, ministre d’Outre-mer et Félix Houphouët Boigny, ministre d’Etat, qui fixa les grandes lignes de la nouvelle politique à l’égard des territoires d’Outre-mer. La loi-cadre prévoyait l’africanisation des cadres et les territoires africains furent gérés représentés par des Africains. Cette loi-cadre généralisait le « conseil de gouvernement » dans tous les territoires. Le gouvernement français restait de droit président du conseil.

Houphouët Boigny et Senghor, chantres de la négritude, avaient combattu la loi-cadre, instrument de ce qu’ils appelaient « balkanisation » de l’Afrique. Les partis africains jugeaient la loi-cadre d’insuffisante, car la France exerçait toujours l’autorité centralisatrice. Le guinéen Sékou Touré et le Malien Keita étaient de même avis UE Senghor.

d) La communauté française de 1958

Avec le général De Gaulle, la France propose en 1958 une autre solution : soit ratifier la  loi de la Vème République française qui demandait aux colonies de devenir indépendantes au sein de la communauté dont les affaires extérieures seraient placées sous le contrôle de la France, soit demander immédiatement l’indépendance intégrante : c.à.d. que les colonies peuvent acquérir leurs indépendances mais en restant dans soit celles qui demandent immédiatement leurs indépendances, elles disent non au referendum. De Gaulle créa un « comité consultatif constitutionnel » où entrèrent les principaux leaders : Houphouët Boigny, Senghor, Tsiranana et Lamine Gueye pour élaborer le projet de la communauté unissant le France et les Etats autonomes d’Afrique et de Madagascar. Seule la Guinée de Sékou Touré avec son parti P.D.G (Parti Démocratique Guinéen) qui vota contre la constitution c.à.d disant non au referendum avait obtenu ainsi immédiatement son indépendance le 12 Octobre 1958 sans verser le sang. Tous les autres pays acceptèrent la constitution. Cette communauté était composée de la France et les Etats d’Afrique autonomes. Chaque Etat disposait de  son exécutif et son parlement. Les compétences communes étaient : la politique extérieure, la défense, la politique économique, les finances, le contrôle de la justice, l’enseignement supérieur, le transport, etc. mais la communauté ne tarda pas à se désagréger.

En 1959, les leaders ouest-africains formèrent la « Fédération du Mali » sous la conduite de Modibo Keita. Elle regroupait à l’origine : le Sénégal, La Haute Volta (Burkina Faso) et le Dahomey (Bénin). Sous la pression d’Houphouët Boigny et de la France, les autres pays se retirèrent pour ne rester que le Sénégal et le Soudan qui demandèrent l’indépendance. Le 13 Septembre 1959, le général De Gaulle reconnut à Dakar l’Etat du Mali. Le Sénégal profitant de l’occasion devient indépendant le 20 Août 1960 sous la présidence de Senghor et le Mali le 22 Septembre 1960 AVEC Modibo Keita.

En la même année que la confédération du Mali (1959), Houphouët Boigny crée le « conseil de l’entente » regroupant : le Niger, le Dahomey, la Haute Volta et la Côte d’Ivoire, destiné à contrebalancer la fédération du Mali. Ainsi, d’avril à novembre 1960, le Togo est indépendant le 27 Avril 1960 avec le président Sylvanus Olympio, le Cameroun avec Ahmadou Ahidjo (1960) ; le Madagascar (26 Juin 1960), le Dahomey (Bénin) (le 1er août 1960), le Niger (le 03 Août 1960), la Haute Volta (le Burkina Faso) (le 05 Août 1960), la côte d’Ivoire (en 1960) avec Houphouët Boigny, le Tchad (le 11 août 1960), la RCA (en 1960), le Gabon (en 1960), la Mauritanie (en 1960), le Congo-Brazza (le 15 Août 1960).

e) l’Erythrée

Conquise de nombreuses fois au cours du XXe siècle, d’abord par les Italiens puis les Britanniques elle devient enfin province éthiopienne en 1962 selon la volonté centralisatrice du Négus Hailé Sélassié. Finalement l’Erythrée accède à son indépendance en 1963 à l’issue d’une guerre de libération contre l’Ethiopie, qui aura duré 35 ans (trente-cinq ans).

1.3.5. La décolonisation de l’Afrique portugaise

Freiné par le système de l’enseignement, le nationalisme dans les colonies portugaises fut tardif. Une faible activité politique avait commencé à se manifester avant la seconde guerre mondiale, mais des organisations de masse plus puissantes apparurent dès les années 1950.

1.      En Angola : en 1956, Agostino Neto crée le « Mouvement populaire de libération de l’Angola (M.P.L.A), pour représenter la population des villes et faire connaître son mécontentement.

Deux ans plus tôt (1954) était créée « l’Union des Populations de l’Angola » (U.P.A) par Roberto Olden, installé à Léopoldville où des nombreux émigrants Bakongo d’Angola étaient venus chercher du travail, devenu plus tard « Front National de Libération de l’Angola ».

En 1960, l’administration portugaise des renforts, arrêtant des nombreux leaders de M.P.L.A et tente sans succès d’anéantir l’opposition par force. Savimbi à son tour fonde son parti, l’UNITA

Ranck Franck de Cabinda fonde aussi son parti, FLEC (front de la libération de l’enclave de Cabinda) qui cherchait le détachement de Cabinda de l’Angola et son indépendance. Suite à ces mouvements des partis politiques, l’Angola devient indépendant le 11 novembre 1975, après une lutte acharnée entre M.P.L.A et la coalition F.N.L.A – UNITA de Jonas Savimbi. Le M.P.L.A triomphe et Neto devient le président de la République populaire d’Angola.

Les mouvements analogues vont se créer dans les autres colonies portugaises :

2.      Le Mozambique : devient indépendant le 15 Juin 1975 avec le président Samora Machel.

3.      La Guinée Bissau : est devenue indépendante le 10 Septembre 1974 avec Louis Cabral.

4.      La Guinée équatoriale : est indépendante le 12 Octobre 1968 avec Francisco Macias Nguema

5.      L’île de Sao Tomé et Principe : est indépendante le 12 Juillet 1975 avec Manuel Pinto da Costa.

6.2.  L’AFRIQUE DES COUPS D’ETAT (1960-1990)

La lutte entre le bloc communiste et le bloc capitaliste a favorisé des coups d’Etat partout où leurs intérêts idéologiques ou économiques sont menacés par l’autre partie. Ceci explique également la plupart des guerres africaines. Les pays africains où les cous d’Etat ont réussi sont les suivants : Algérie, Libye, Mauritanie, Mali, Niger, Guinée Conakry, Burkina Faso, Sierra Leone, Libéria, Côte d’Ivoire, Ghana, Nigeria, Bénin, Tchad, Togo, RCA, Ethiopie, Somalie, RDC, Congo Brazza, Rwanda, Burundi, Swaziland, Lesotho, Madagascar.

6.3.  L’AFRIQUE DE 1970 A 2000

-         1970 : Côte d’Ivoire : soulèvement des Bétés.

           Guinée Conakry : coup de force mercenaire à Conakry.

-         1971 : Début de l’anarchie au Sierra Leone.

-         1972 : Guerre civile au Burundi.

-         1974 : Conflit frontalier entre le Mali et le Haute-Volta (Burkina Faso)

-         1975 : Début de la deuxième guerre d’Angola.

           Début de la guerre civile au Mozambique.

           Coup de force mercenaire aux îles Comores.

           Marche verte au Maroc.

-         1976 : Emeutes à Soweto.

          Tensions frontalières entre la Tunisie et la Libye.

-         1977 : Bénin : action mercenaire à Cotonou.

           Conflit frontalier entre l’Egypte et la Libye.

           Première guerre du Katanga (la guerre de 80 jours).

-         1977-1978 : Guerre de l’Ogaden entre l’Ethiopie et la Somalie.

-         1978 : Coup de force mercenaire aux îles Comores.

           Guerre entre l’Uganda et la Tanzanie.

           Deuxième guerre du Katanga (la guerre de 6 jours).

-         1979-1986 : Guerre civile en Uganda.

-         1979 : La Libye occupe la bande d’Aozou.

-         1980 : Fin de la guerre de Rhodésie.

           Début de l’anarchie au Libéria.

          Tensions frontalières entre la Tunisie et la Libye.

-         1986 : Intervention française au Togo.

-         1987 : Bataille d’Ouadaï-Doum au Tchad.

-         1988 : Début de la guerre civile en Somalie.

1989 : Tensions frontalières entre le Sénégal et la Mauritanie.

           Fin de la guerre au Mozambique.

-         1990 : Attaque du FPR au Rwanda.

           Soulèvement des Touaregs au Mali et au Niger.

-         1991-1993 : rébellion des Afars à Djibouti.

-         1992 : Début de la guerre civile en Algérie.

-         1993 : Indépendance de l’Erythrée. Début de la guerre civile au Congo-Brazzaville.

-         1994 : Génocide au Rwanda.

           Un Noir à la tête de l’Afrique du Sud.

           Conflit de Bakassi entre le Cameroun  et le Nigéria.

-         1996 : Guerre du Kivu.

-         1997 : Conquête du Zaïre par l’AFDL et chute du régime Mobutu.

           Victoire du Colonel Sassou Nguesso au Congo-Brazzaville.

-         1998 : Début de la deuxième guerre du Congo.

           Début de la guerre entre l’Ethiopie et l’Erythrée.

-         1999 : Coup d’Etat en Côte d’Ivoire.

-         2000 : Intervention britannique en Côte d’Ivoire.

           Recrudescence de la violence en Algérie.

CONCLUSION GENERALE

Comme nous l’avons fait remarquer dans l’introduction de ce cours, les 30 heures ne pouvaient nullement nous suffire pour aborder tous les faits saillants ayant marqué l’histoire après la deuxième guerre mondiale. Et les faits évoqués ne pouvaient pas être détaillés comme on l’aurait souhaité.

Néanmoins, sommes-nous satisfait d’avoir survolé l’essentiel de ce qui a marqué le monde pendant cette période. Nous sommes allés de la guerre froide qui a caractérisé les rapports entre le monde capitaliste et le monde communiste avant 1990 aux faits supposés particuliers de différents continents. Notre constat est tel qu’on est passé d’un monde bipolaire à un monde unipolaire basé sur l’instauration d’un nouvel ordre mondial fondé sur le respect des droits de l’homme, la démocratie et l’économie du marché.

Le rôle que l’ONU a joué et continue à jouer dans le maintien de la paix notamment, n’est pas négligeable malgré les insuffisances lui reprochées.

Les sujets non suffisamment élucidés pourront être abordés dans d’autres cours spécifiques ; en plus, l’étudiant est tenu à exploiter la bibliographie à sa disposition.

 


Ce cours concerne le changement d'un état à l'autre en chimie